À bord du voilier de Denis Van Weynbergh sur le Vendée Globe
Le skipper belge est actuellement au large de l’Océanie, affrontant les mers du Sud et le plus gros challenge sportif de sa vie : terminer le Vendée Globe, « l’Everest des mers ».
Une heure avant le rendez-vous fixé avec « Soir mag » par son équipe au sol, Denis Van Weynbergh nous demande d’avancer absolument l’interview. Requête acceptée, bien sûr. « J’ai analysé la météo et d’ici 45 minutes, je vais avoir du boulot. Ça va secouer », plaide-t-il. Le skipper brabançon, 57 ans au compteur, apparaît donc sur notre écran. La magie des satellites. Il affiche une peau burinée par les rayons de soleil et les embruns marins, celle d’un homme qui parcourt les mers du monde depuis un mois et demi désormais. Il a passé le cap de Bonne-Espérance et fait route, quand nous lui parlons à la mi-décembre, vers le cap Leeuwin, à l’extrême sud-ouest de l’Australie. Ensuite, il mettra les voiles vers un « autre point psychologique important », le point Nemo. « C’est le point le plus isolé de la Terre. Là, il n’y a aucune terre émergée à moins de 2.500 kilomètres à la ronde. Naviguer ici, cela donne une sensation d’immensité énorme.










