« Il ne me quitte pas » : l’étonnante relation entre un plongeur belge et un poisson (vidéo)

L’île de San Salvador aux Bahamas, entre la Floride et Cuba, est devenue un refuge au fil des années, pour Frank, un plongeur belge originaire de Namur. Comme il le raconte à RTL, en 2025, il a réalisé son 38e voyage sur l’île, située à plus de 7.000 kilomètres de la Belgique.
Mais au cœur de l’île, Frank a désormais un rituel. Il retrouve, plongée après plongée, un mérou. Ce poisson le reconnaît directement : « Il a des marques très prononcées au niveau des griffes sur la partie droite de la tête. Et une nageoire un peu abîmée, probablement à cause de combats ou de passages dans des grottes », confie-t-il.
Le plongeur ajoute : « Je crie dans l’eau et il arrive à une vitesse incroyable. On passe 50, 60, 70 minutes ensemble. Il ne me quitte pas, il m’accompagne dans les grottes, il attend que je le caresse, que je lui fasse des câlins… C’est incroyable ».
Ce lien entre Frank et le poisson casse les stéréotypes. Interrogé par nos confrères, Michael Ovidio, professeur à l’Université de Liège, explique : « On a souvent sous-estimé les capacités sensorielles des poissons, notamment à cause de l’image du poisson rouge tournant en rond dans son bocal. Mais les poissons ont des capacités cognitives importantes. Ils se souviennent des lieux de nourriture, de repos ou de reproduction, et peuvent distinguer les endroits associés à des sensations agréables ou désagréables. »
« Le poisson vous a choisi »
Le mérou peut vivre en 40 et 60 ans. Cette histoire a suscité un bel intérêt. Le Premier ministre des Bahamas et le ministre du Tourisme ont souhaité rencontrer Frank. « Ils ont trouvé ça incroyable. Ils m’ont dit : le poisson vous a vraiment choisi comme ambassadeur de la Belgique pour représenter notre île », relate-t-il.
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