La Belgique de l’entre-deux-guerres : la génération jazz débarque dans le pays
Les musiciens de jazz veillaient à leur tenue avec autant de soin qu’en mettent leurs émules des années 80 à paraître sales, hirsutes et débraillés. Pour les estivants du Lac aux Dames, à Westende, ou le public chic de L’Heure Bleue, le super dancing de Bruxelles, ils étaient tout de blanc vêtus.
Ils composaient des orchestres aux noms anglo-saxons : « The Melodians », « The Red Beans », « The New-Orleans Seven », « The White Diamond ». Plusieurs d’entre eux atteignirent la renommée internationale, et notamment Fud Candrix, né à Tongres en 1908, qui, après des études classiques de violon, avait découvert le saxophone et la clarinette et était entré dans l’équipe fameuse de l’éditeur Félix-Robert Faecq. Il forma avec son frère Jeff, au début des années trente, « The Candrix Bros Orchestra », où l’on trouvait Gus Deloof, Fernand Coppieters, Paul D’Hondt, Josse Arts, la crème des instrumentistes belges. Ce groupe fit des tournées dans toute l’Europe, réalisa de nombreux enregistrements et donna des concerts jusqu’au Palais des Beaux-Arts.










