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Édito : plus de 2 millions de Belges en risque de pauvreté, un chiffre qui fait peur

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

C‘est un chiffre officiel qui effraye, à l’heure où le Gouvernement met en place des exclusions du chômage et planche sur une remise au travail des malades de longue durée (dans les deux cas justifiées pour une minorité de fraudeurs, mais dangereuses en cas d’application massive et aveugle).

Selon Statbel, 2,1 millions de Belges, soit 18,3 % de la population, courent déjà un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Dans cette triste catégorie, on retrouve les personnes financièrement pauvres (11,4 % de la population belge dispose d’un revenu disponible inférieur au seuil de pauvreté), celles qui travaillent peu (11,4 % de la population vit dans un ménage où les adultes en âge de travailler ne l’ont fait que très peu dans l’année écoulée) et celles qui vivent une situation de privation matérielle et sociale sévère (6,2 % des Belges ne peuvent assumer certaines dépenses courantes).

On découvre ainsi que plus de 700.000 personnes ne parviennent déjà plus à satisfaire leurs besoins essentiels comme, par exemple, chauffer ou meubler convenablement leur domicile. C’est la Région de Bruxelles-Capitale qui affiche les niveaux de pauvreté ou d’exclusion sociale les plus élevés (encore une raison de former d’urgence un gouvernement !). À combien est aujourd’hui fixé le seuil de pauvreté ? Pour une personne isolée, il s’élève à 1.522 euros net par mois. Pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants, ce montant mensuel est de 3.197 euros. Bref, en période de crise, on est vite en dessous ! D’où l’intérêt de préserver une sécurité sociale à la fois juste et forte.

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