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La Belgique de l’entre-deux-guerres : Hitler tisse sa toile

Les nuages sombres s’accumulent. Les démocraties ne voient pas le danger mortel arriver. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 4 min

En Europe, tandis que les anciens alliés se livraient aux délices de la controverse idéologique, du scandale financier, de la rivalité intestine, de la campagne électorale et de la crise ministérielle, le caporal Hitler, en Allemagne, préparait minutieusement et farouchement la revanche. Aux alentours de 1930, écrit dans ses souvenirs Marcel-Henri Jaspar, « l’Allemagne nous apparaissait comme une indéchiffrable énigme errant dans le brouillard. Dans cette masse de 65 millions d’hommes grandissaient les germes les plus féconds de vie et de mort ».

Les démocraties inconscientes du danger

Les pouvoirs forts étaient à la mode : Salazar au Portugal, Pilsudski en Pologne, Dollfuss en Autriche, Mussolini en Italie. Surtout Mussolini, vers lequel louchaient avec envie, dans une grande partie de l’Europe, des hommes de plus en plus las devant les errements du système parlementaire épris de ses vomissements.

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