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La Belgique de l’entre-deux-guerres : Hitler assoit son pouvoir

En Allemagne, beaucoup de gens différents de Hitler pensent… comme lui. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 4 min

Après le coup de tonnerre de Wall Street, en octobre 1929, le monde se réveillait, hébété, de l’ivresse des Années folles. L’Allemagne, voyant refluer les masses énormes de capitaux étrangers arrivés pendant l’euphorie, fut le premier pays frappé par le raz-de-marée. Les mécontentements se rallumèrent. Ce fut la chance de Hitler.

Alors commence dans la nation désespérée en quête d’un sauveur, la course au pouvoir encouragée par l’incohérence politique. Pourtant le N.S.D.A.P., avec ses millions d’électeurs, les centaines de milliers de membres de ses formations paramilitaires et le plus puissant appareil de propagande jamais imaginé, piétine devant la porte parce que Hindenburg ne veut pas de Hitler. À l’aventurier de hasard, le vieux maréchal préfère des conservateurs bien nés : Brüning, von Papen, Schleicher. Et contre l’avis de ses troupes rêvant de faire dans l’Histoire une entrée en force, le Führer persiste à ne vouloir vaincre que légalement, dans un pays féru d’ordre, où l’on ne va pas loin si l’on ne porte pas le masque de la respectabilité.

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