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Le roi Philippe et de la reine Mathilde décollent pour la Norvège (vidéo)

Le couple royal entame une visite d’État de trois jours en Norvège.
Vidéo -
Par Marine Mélon et Sophie Lagesse, avec Belga
Temps de lecture: 4 min

Ce mardi 24 mars, le roi Philippe et la reine Mathilde se sont envolés direction la Norvège. Jusqu’au 26 mars, ils assureront une visite d’État de trois jours.

Sur le tarmac de l’aéroport militaire de Melsbroek, le Roi arborait une tenue militaire car il sera accueilli par le roi Harald V et son fils héritier, le prince Haakon. Il a salué les troupes avant de monter dans l’avion, accompagné de son épouse et de plusieurs ministres : les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Maxime Prévot et Theo Francken, et, fait rare, les cinq ministres-présidents Mathias Diependaele, Adrien Dolimont, Elisabeth Degryse, Boris Dilliès et Oliver Paasch. La présence de représentants d’une trentaine d’entreprises et de recteurs d’université est également annoncée.

Programme

L’énergie sera doublement au programme. La Norvège est l’un des premiers fournisseurs de gaz de la Belgique et une grande partie du gaz qu’elle exporte passe par le terminal de Zeebrugge, exploité par Fluxys, l’une des entreprises présentes dans la délégation. C’est toutefois les investissements dans la transition environnementale qui seront mis en avant. Mardi, le couple royal visitera le tout nouveau navire « Norse Wind », fleuron du groupe industriel belge DEME, actif depuis plusieurs années en Norvège dans l’installation d’éoliennes en mer.

Mercredi, la délégation royale mettra le cap sur Stavanger, dans le sud du pays, capitale du pétrole offshore norvégien. Ce n’est pas tant l’or noir qui intéresse la Belgique qu’un projet de captation de CO2. Pour décarboner leurs économies, la Wallonie et la Flandre développent des réseaux de transport de dioxyde de carbone qui sera ensuite acheminé par pipeline au départ de Zeebrugge vers la Norvège pour y être stocké dans des puits en mer du Nord. Le gouvernement fédéral a approuvé vendredi l’accord bilatéral définissant le cadre juridique du projet de pipeline. Il sera signé à l’occasion de la visite d’État.

La Norvège fait partie des fondateurs de l’Alliance atlantique au même titre que la Belgique. Sa frontière au-delà du cercle polaire avec la Russie place ce pays de 5,5 millions d’habitants aux premières loges de la confrontation larvée entre grandes puissances pour la maîtrise de la région arctique, l’une des zones les plus surveillées au monde. Le pays a désigné 2026 comme l’année de la « défense totale » en mettant l’accent sur la préparation des civils et des institutions au risque d’une guerre ou d’une catastrophe.

Au début de l’année, une mission « Arctic Sentry » a été initiée dans le cadre de l’OTAN après les tensions entre les États-Unis et l’Europe autour du Groenland. La Norvège en est une des chevilles ouvrières. La Belgique avait envoyé en janvier un officier pour mener une mission de reconnaissance sur l’île arctique, mais le pays n’a pas encore pris de décision sur une éventuelle participation. Comme de nombreux autres pays européens, la Norvège a augmenté son budget militaire depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et acquis de nouveaux armements. Elle en produit également, notamment le système de défense aérienne NASAMS (Norwegian Advanced Surface to Air Missile System), conçu par la société Kongsberg avec l’Américaine Raytheon. Avec les Pays-Bas, la Belgique doit acquérir dix de ces batteries de missiles sol-air. La première d’entre elles est attendue l’an prochain.

Le couple royal belge assistera à une démonstration en compagnie des ministres Prévot et Francken. Vendredi, le ministre de la Défense mènera une visite à Kongsberg avec des entreprises du secteur (dont les wallonnes Sonaca, FN, John Cockerill et Castingpar). L’une de leurs ambitions est de séduire cette société active notamment dans le programme du F-35, l’avion de combat américain qui remplacera les F-16 belges.

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Comme la Norvège, la Belgique s’est posée en défenseuse du droit international. Le royaume scandinave abrite l’académie Nobel, et son célèbre prix de la Paix. Il s’est illustré par des missions de médiation, dont la plus célèbre a débouché sur les accords de 1993 entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) signés à Oslo. Une visite du centre Nobel de la Paix est prévue avant une table ronde sur la protection des civils en temps de guerre.

Concert et banquet

Diverses cérémonies protocolaires sont prévues. Mardi, le roi Harald et la reine Sonja offrent un banquet à la délégation officielle belge. Mercredi, c’est au tour de la Belgique d’honorer ses hôtes par un concert au cours duquel se produiront trois artistes de la Chapelle musicale Reine Élisabeth : les Belges Valère Burnon (piano) et Stéphanie Huang (violoncelle), tous deux lauréats du Concours, et le Français Emmanuel Coppey (violon).

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