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L’édito de Pierre De Vuyst : « Léon XIV ne nous avait pas impressionnés »

L’édito de Pierre De Vuyst, rédacteur en chef adjoint.
Par Pierre De Vuyst, rédacteur en chef adjoint
Temps de lecture: 2 min

Il ne nous avait pas impressionnés. Lorsqu’il est apparu sur le balcon de la basilique Saint-Pierre paré de la mosette rouge et de tous les attributs et symboles de la papauté, bijoux en or et pierres précieuses compris, sa formalité contrastait terriblement avec la simplicité et le dépouillement de François, son prédécesseur. Dans les premiers mois de son pontificat, Léon XIV l’augustin s’est fait plutôt discret et accommodant, là où le franciscain a aimé bousculer avec fracas tant le protocole que les vieilles habitudes en cours au Vatican.

Pourtant, on allait découvrir que Robert Francis Prevost l’Américain n’était pas si différent de Jorge Bergoglio l’Argentin et qu’ils partageaient les mêmes convictions : une Église des pauvres, proche des plus vulnérables, une défense des migrants et des réfugiés, plus de justice sociale et une sacrée critique de l’argent. Ils différaient juste dans la manière de le communiquer au monde. Là où François allait rencontrer les migrants à Lampedusa pour son premier voyage européen, Léon se rendit à Monaco, mais pour mieux mettre les riches et les puissants face à leurs responsabilités envers la société. Et il critiqua la politique américaine quand il la trouva injuste et cruelle. Cependant, Léon le placide n’a pas hésité à hausser le ton, tout en gardant calme et maîtrise, quand Trump a vociféré les pires propos à son égard. Léon le « Sphinx » a montré qu’il ne mettrait pas la toute-puissance de l’Église à la solde des puissants du monde séculier…

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