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La Belgique de l’entre-deux-guerres : Van Zeeland, l’homme providentiel

Pour la première fois depuis 1927, des socialistes revenaient aux affaires… Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 2 min

Van Zeeland forma son premier gouvernement le 25 mars 1935. C’était un cabinet d’union nationale et, pour la première fois depuis 1927, des socialistes revenaient dans les Conseils du Roi. On y trouvait des vétérans, comme Vandervelde, Poullet, Hymans, sans portefeuille particulier et que l’on appela « les belles-mères », mais aussi des éléments frais. Henri De Man était aux Travaux publics, remuant des idées subversives. Par contraste, un grand bourgeois libéral, Max-Léo Gérard, qui ne sortait jamais sans son gilet, sa chaîne de montre, son chapeau boule et son col à coins cassés, aussi intransigeant sur ses principes que sur la couleur de ses costumes inévitablement noirs, devenait ministre des Finances.

Un ancien ouvrier ministre du Travail

Un ancien ouvrier mineur, Achille Delattre, député socialiste de Mons, était ministre du Travail. Au nombre des ministres qui, par leur âge, leurs antécédents, leurs conceptions, différaient de ceux qui dirigeaient la Belgique depuis 1919, il y avait Paul-Henri Spaak.

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