Les « serial killers » débarquent à Bruxelles dans une exposition immersive (photos)

Dès les premiers pas, le visiteur est plongé dans une atmosphère sombre. Un couloir noir accueille le public avec les portraits des criminels célèbres suivis de citations comme celle de Richard Ramirez : « Nous avons tous une part de mal en nous, certains plus que d’autres. », qui donne le ton de ce qui va suivre.
La première vraie pièce transporte directement les spectateurs dans les bureaux du FBI des années 1980. Au mur, un grand tableau regroupe les différents profils des tueurs en série, catégorisés selon leur personnalité et leur motivation. Le bruit des agents du FBI, ou encore le téléphone qui sonne, renforce l’immersion. Pour les plus curieux, des pistes audio sont accessibles via des QR codes permettant d’accompagner la visite. Les spectateurs peuvent également récupérer une fiche d’enquête qui les accompagnera tout le long du parcours.


L’exposition invite le public à interagir. Entre espaces photos, jeux et expérience en réalité virtuelle, tout le monde est encouragé à s’immerger dans l’univers et prendre le rôle d’un agent FBI. « On commence dans un bureau du FBI où on entend des sons, on entend des agents en train de travailler, en train de traquer des serial killers. Le but au bout du parcours est de pouvoir deviner qui étaient ces serial killers », explique Hamza el Azhar, producteur et CEO d’Exhibitions Hub.

Près de quarante personnes ont travaillé sur le développement de cette exposition immersive. Plus d’un an de travail et de nombreux mois de documentation se cachent derrière ces 90 minutes de parcours. L’objectif : reconstituer avec précision les différentes affaires criminelles. Pour garantir l’authenticité et la véracité de tous les faits, des anciens enquêteurs et des juges ont contribué à retracer l’entièreté des affaires.

« Ce sont des personnes qui ont vécu ça, donc toute l’histoire qu’on recrée, c’est vraiment quelque chose qui a été vécu, ou qui a été retracé de A à Z », informe le producteur.
Certains criminels emblématiques disposent de leur propre pièce qui expose leur mode opératoire, leurs victimes recensées, leurs lieux de crimes, et de nombreuses autres informations. De véritables murs d’investigation permettent également de mieux comprendre le travail des enquêteurs et la manière dont ces criminels ont été classifiés.

Si l’exposition semble sombre, l’objectif n’est pas de choquer le public, précise Hamza el Azhar. Elle est interdite aux moins de 16 ans et chaque visiteur doit signer une décharge numérique avant de franchir les portes. Les scènes présentées s’appuient sur des faits réels et sont crues. Derrière ce choix, l’objectif du producteur est de sensibiliser les visiteurs.

« On cherche à sensibiliser les gens sur le fait que c’est quelque chose qui peut arriver, et qu’ils ne doivent pas suivre n’importe qui », affirme le créateur.
Cependant certaines pièces disposent d’un panneau d’avertissement concernant le contenu de la salle. Au-delà de toutes ces scènes, l’envie est de faire comprendre aux visiteurs que derrière des personnes ordinaires se cachent parfois de terribles histoires.
Les victimes ont elle aussi leur place dans cette exposition. Plusieurs fois dans le parcours, les victimes recensées sont mises à l’honneur pour leur rendre hommage.

Bien que l’exposition ait déjà été faite à New York et Dublin, elle reste unique car elle intègre des criminels belges comme le dépeceur de Mons.









