Programme télé de ce lundi 5 octobre : notre sélection

À l’âge de six ans, Andréa entre en « grande section de maternelle » selon un ordre bien établi en France, différent de nos sections en Belgique francophone. Il est certes atteint d’un trouble du spectre autiste, ce qui ne doit pas l’empêcher de poursuivre une scolarité normale. C’est du moins le point de vue de sa maman Pauline, laquelle est bien décidée à mener campagne jusqu’au bout. Dans sa globalité, toutefois, le climat est hostile. Le fameux « trouble » consiste à enregistrer l’existence telle une succession d’obstacles. De l’arrêt de bus à la cour de récréation, Andréa se sent menacé, oppressé. De surcroît, ses parents viennent de se séparer, de sorte qu’il est brinquebalé entre cette mère plutôt désordonnée, serveuse dans un bar nocturne, et un père mieux structuré et financièrement plus à l’aise. Et aussi moins exigeant concernant le futur du bambin…
Le titre de cette comédie dramatique peut être considéré comme une allégorie signifiant grosso modo qu’on est dans une situation pire qu’au « pied du mur ». Il fait toutefois directement référence à un « seule-en-scène » de l’écrivaine et actrice Marie-Odile Weiss, entièrement basé sur son propre témoignage de l’expérience vécue avec son fils, quelques années auparavant. Le spectacle a été joué au Théâtre du Chêne noir » en juin 2024 et aussitôt fait l’objet d’un grand intérêt, dont celui d’un certain John Wax, artiste aux multiples facettes, à l’origine photographe de plateau puis monteur, directeur de la photographie et enfin coréalisateur et… réalisateur tout court. À son actif, un film X considéré comme « artistique » au début de la décennie précédente, et une collaboration étroite avec le comédien et réalisateur Fabrice Éboué. C’est là qu’il croise Jean-Pascal Zadi lui mettant le pied à l’étrier pour le tournage d’un « Tout simplement noir » qui va faire le buzz. Particulièrement ému par le récit de la Weiss, Waxxx comme on le surnomme dans le giron pro, propose à la romancière une adaptation de son spectacle et le rôle principal à Audrey Lamy, dont il avait apprécié la perf dans le « Polisse » de Maïwen ! Tu parles d’un « fil en aiguille » prenant forme dès le moment où la cadette d’Alexandra accepte sur-le-champ. Dévoilé à Angoulême en août 2024 et coproduit par deux sociétés belges, « En tongs au pied de l’Himalaya » sort en salles françaises, belges et de Suisse romande en novembre. Le résultat ? Un récital tragi-comique d’une Audrey Lamy décidément « décaricaturée » au sens propre du moins, avec le jeune Eden Lopes. Et Zadi en… dentiste de service.
« En tongs au pied de l’Himalaya », 20h20, La Une, deux étoiles.








