Le Japon sort son arsenal anti-«corona-divorces», de l’émission télé aux locations courte durée

Le Japon sort son arsenal anti-«corona-divorces», de l’émission télé aux locations courte durée
BelgaImage

Le pays du soleil levant se fait souvent remarquer pour des idées plutôt originales. Cela n’est pas prêt de changer avec le Covid-19, bien au contraire. C’est même plutôt l’occasion pour créer de nouvelles choses. Parmi celles-ci, on trouve la proposition de la société Kasoku, concurrente locale d’Airbnb. Pour éviter que des couples se séparent, elle propose la location de logements meublés servant de « refuges temporaires ».

Les femmes dans une situation précaire

Le but de Kasoku est clair et net : éviter des « corona-divorces » comme cela a pu se passer en Chine et en Russie à cause du confinement. Même si le Japon ne force pas sa population à rester cloitrée à la maison, la liberté de mouvement s’amoindrit de jour en jour. Ce jeudi, les journaux annoncent un élargissement de l’état d’urgence à tout le pays, et non plus seulement à quelques zones comme Tokyo ou Osaka jusque-là. Il est donc craint de voir les couples japonais se séparer en nombre.

Les femmes sont particulièrement exposées aux tensions et aux violences conjugales, surtout au Japon. C’est ce qu’a pu à nouveau constater Kasoku avec son offre. « Parmi nos clients, nous avons une femme qui a préféré partir après une grosse dispute avec son mari, et une autre qui voulait du temps pour elle car elle est fatiguée de gérer les enfants toute la journée depuis que les écoles sont fermées alors que son mari est en télétravail », détaille Kosuke Amano, porte-parole de Kasoku.

Autre invention japonaise : un programme télé spécialement dédié à cette problématique. Avec l’état d’urgence, la télévision publique NHK a ainsi créé une émission matinale pour donner des conseils aux couples menacés de séparation. Reste à voir comment seront traitées les femmes dans le cadre de cette problématique. L’AFP rappelle que le Japon est classé comme 121e sur 153 pays sur l’échelle de l’égalité des sexes.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern