La vidéo d’un chat jeté vivant dans une benne à ordures provoque l’indignation

La vidéo d’un chat jeté vivant dans une benne à ordures provoque l’indignation
Capture d’écran Facebook

La scène se déroule ce mardi 5 mai, vers 6h30 du matin. Montélimar se réveille à peine et les agents de propreté nettoient les rues. Au milieu de leur service, ils voient un chat allongé sur la voie publique. Manifestement blessé, il provoque l’interrogation de ces hommes qui se demandent quoi faire. L’un d’entre eux finit par prendre une pelle avant de jeter le chat dans la benne à ordures d’un camion. Selon leur employeur, la société Veolia, le félin est mort quelques minutes après.

Tollé général

Ce que ces agents ne savaient pas, c’est qu’ils étaient filmés depuis un appartement voisin. La vidéo, ensuite mise sur les réseaux sociaux, a provoqué une polémique à l’échelle nationale. Un élu local de divers gauche, Salim Bouziane, a directement réagi en dénonçant « la cruauté envers un animal, ou maltraitance, alors que nos services disposent des outils pour prendre soin de ce chat en détresse ». Le maire de Montélimar centriste, Franck Reynier, a ensuite promis que « les agents concernés sont en cours d'identification et seront convoqués dans les plus brefs délais afin de prendre des mesures disciplinaires ».

Dans la foulée, plusieurs organisations militant pour la protection animale, dont L214, se sont indignées. La fondation 30 Millions d’Amis a déposé plainte, rejointe ensuite par la ville qui a voulu aussi porter l’affaire en justice. Une pétition a été mise en ligne le mercredi pour qu’une « sanction exemplaire » soit rendue envers le fautif. On compte un jour plus tard plus de 72.000 signatures.

Veolia, représentée par son directeur de secteur Bruno Bertini, a d’abord tenté d’allier réprimande et défense de l’agent : « Je ne cherche pas d'excuse mais il faut remettre du contexte. [...] Ces équipes travaillent tous les jours depuis le 17 mars et il ne savait comment attraper ce chat agonisant, sûrement après avoir été percuté par une voiture. Il a eu peur le prendre avec les mains, parce qu'on parle aussi de transmission du coronavirus par les chats. Donc il n'aurait pas dû faire ça. Il aurait dû appeler les services vétérinaires, mais il était 6h30 du matin et il n'a pas eu la bonne réaction. Il a eu un mauvais geste qu'on regrette amèrement », dit-il.

Sollicitée par le Dauphiné Libéré, Veolia se montre depuis bien plus dans la réprimande, disant « prendre acte » et comprendre « parfaitement la réaction des défenseurs de la cause animale, et plus largement des personnes qui s'en sont émus ». « Pour éviter que de tels agissements ne se reproduisent, nous sommes disposés à travailler avec 30 millions d'amis ou d'autres associations de protection des animaux afin de renforcer la formation de nos agents de collecte sur ces sujets complexes », communique la société.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern