Cyril Hanouna a déposé la marque «Hanouna2022»: veut-il réellement devenir président?

Cyril Hanouna a déposé la marque «Hanouna2022»: veut-il réellement devenir président?
©MAXPPP

Voici un indice qui pourrait en dire beaucoup. Même si rien n’est moins sûr à l’heure actuelle (restons prudents), il se peut que Cyril Hanouna ait des envies politiques précises en France. En février dernier, ses avocats ont en fait déposé la marque « Hanouna2022 » auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) en France. « Pas moins de huit classes de produits et de services (équipements multimédias, vêtements, jouets et jeux, livres et journaux, annonces publicitaires, édition de sites web, production et édition musicales, production d’émissions de télévision et réseaux sociaux) » ont été visées par la demande d’enregistrement, affirme le site Capital.fr. Actuellement, la demande pour la marque « Hanouna2022 » est encore en cours d’examen.

Ce dépôt serait-il la preuve d’une éventuelle candidature aux présidentielles de 2022 ? Jusqu’à maintenant, Hanouna a toujours nié avoir de telles ambitions, affirmant que « c’est plus les gens sur les réseaux sociaux, les téléspectateurs qui pensent à ça que moi ». « Je n’ai pas du tout pensé à cette candidature », avait-il encore ajouté dans l’émission de Jean-Marc Morandini sur CNews en février dernier, expliquant pourquoi certaines personnes pouvaient penser à de tels projets pour lui : « Je n’ai aucune intention, ni prétention là-dessus […] Dans ‘Balance ton post’, on a organisé pas mal de débats avec des gens différents. Certaines personnes ont dit ‘Peut-être que Cyril a des intentions politiques ou qu’il a envie de rassembler des gens autour de lui, autour d’un nouveau projet’. C’est peut-être ça qui a fait que certains ministres se sont dit ‘Est-ce qu’il n’essayerait pas de créer une dynamique autour de lui et de différents courants pour essayer de se présenter en 2022 ?’ ».

Dans tous les cas, cet engouement autour de « Baba » inquiète la sphère politique et l’entourage d’Emmanuel Macron. Ils craignent un parcours « à la Coluche » (qui avait récolté 16 % des votes en 1981, avant de se retirer de l’élection) pour Hanouna, dont la notoriété médiatique pourrait rassembler un tas de gens derrière lui.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern