Sarah Cooper, l’humoriste qui fait fureur en reprenant Trump en play-back (vidéos)

Sarah Cooper, l’humoriste qui fait fureur en reprenant Trump en play-back (vidéos)
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L’idée est toute simple mais elle le fait à la perfection. Avec la crise du coronavirus, les vidéos de Sarah Cooper ont fait un carton. Dans celles-ci, elle prend juste le son des conférences de Donald Trump et elle le caricature sur le plan visuel. Avec toutes les gaffes du président américain, il y avait amplement de quoi rire et ça, les Américains en ont bien besoin pendant la crise sanitaire. Résultat : un demi-million d’abonnés sur TikTok, près de deux millions sur Twitter, 700.000 sur Instagram et 200.000 sur Youtube.

Des reprises magistrales

Les vidéos de cette humoriste d’origine jamaïcaine de 42 ans ont toujours un titre avec des fautes de syntaxe. Exemple : les deux plus populaires se nomment « How to cognitive » ( »Comment cognitif ») et « How to medical » ( »Comment médicamenteux »). Dans la première, elle reprend le discours où Donald Trump explique sans complexe avoir « cartonné » à un test cognitif, bien plus que n’auraient pu le faire ses concurrents comme Joe Biden. Pour Sarah Cooper, c’est du pain béni et elle y surjoue la fierté du président devant un coloriage ainsi que la réaction des docteurs qui auraient même dit que le test « était une chose incroyable ».

Dans « How to medical », elle utilise une intervention de Donald Trump qui a fait le tour du monde : celle où il se demande s’il est possible de faire des injections de désinfectant pour lutter contre le coronavirus. Dans le contexte de crise sanitaire, cette reprise a évidemment attiré les curieux qui ont été fort nombreux à regarder la vidéo, y compris des personnalités comme Mark Hamill ou Ben Stiller qui n’ont pas manqué de la féliciter.

Un succès qui touche même les partisans du président

Avec un tel succès, Sarah Cooper a depuis été plusieurs fois interviewée par les médias américains, notamment sur ce qu’elle pensait de Donald Trump. « J'aime l'idée que j'inspire la prochaine génération à se moquer de notre président », dit-elle à « Vanity Fair » avant d’ajouter : « chaque fois qu'il doit parler de chagrin ou de perte de vie, il trébuche. Il n'est pas à l'aise avec l'empathie. Il n’est pas à l’aise avec le chagrin. Il n’est pas à l’aise avec quoi que ce soit qui le fasse se sentir mal ou lui fasse mal ».

Elle précise aussi que ses fans ne sont pas que libéraux, certains supporteurs de Donald Trump trouvant aussi amusant ses parodies. Elle avoue toutefois qu’au début, elle craignait la réaction de ces derniers : « je pensais vraiment que j'allais recevoir une tonne de courrier haineux. Cela ne s'est pas produit parce que, à un certain niveau, ils divertissent également ses partisans. Je ne sais pas comment me sentir à ce sujet ». Elle se pose d’ailleurs certaines limites pour ne pas trop choquer, comme en évitant de reprendre le discours de Donald Trump lors du Memorial Day en souvenir des soldats morts pendant la guerre

Comme le relaie l’AFP, Sarah Cooper a aussi donné son impression sur son rapport avec le président : « Je pense que moi, en tant que personne qui a moins de pouvoir et un statut moindre, je me dis ’oui, Trump est dégoûtant et je le hais’, mais en même temps j’aimerais bien bénéficier du même bénéfice du doute que lui. Il y a un peu de ça dans l’interprétation que je fais de lui. De manière égoïste, j’ai toujours voulu être quelqu’un qui pouvait avancer dans la vie en pipeautant tout le monde. Vous savez, Trump a dupé tout le monde pour devenir l’homme le plus puissant du monde. […] J’envie sa capacité à avancer dans la vie en pipeautant ».

 
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