Christophe Dechavanne répond sèchement à Nicolas Bedos: «La précaution n’est pas la terreur»

Christophe Dechavanne répond sèchement à Nicolas Bedos: «La précaution n’est pas la terreur»
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La polémique était à prévoir, elle a eu lieu. Mais quelques heures après le message de Nicolas Bedos appelant à « vivre, quitte à en mourir » en arrêtant « tout : les masques, les confinements », un homme a été particulièrement ému, et pas dans le bon sens. Cette personne, c’est Christophe Dechavanne. Car depuis des années, celui-ci sensibilise la population à « sortir couvert » pour éviter les maladies. Et sa réplique vaut aussi bien pour les préservatifs que pour les masques. C’est donc tout logiquement qu’il s’est permis de répondre frontalement à Nicolas Bedos.

« On peut jouer avec de nombreux feux Nicolas, mais pas ceux-là »

« Après 30 piges d’énergie donnée, près de 40 millions de capotes, de ‘sortez couverts’ plus tard et peut-être quelques vies sauvées m’a-t-on dit (le plus beau compliment de ma vie à moi) comment puis-je rester insensible à ton texte », commence le présentateur. « Ce p... de masque, aussi pénible à supporter que la ceinture de sécurité à l’époque ou les capotes, donc, une décennie plus tard. Un seul dérapage, quelques gouttes (!) suffisent pour que la vie des uns ou des unes bascule dans une tristesse infinie ».

« Appeler à ne pas s’astreindre à l’un de ces devoirs civiques et humains n’est pas possible en fait et ne souffre d’aucune discussion », continue-t-il. « Baisez sans précaution! Foncez sans ceinture! Postillonnez sans masque! Et pourquoi pas dans la même journée... Malheureusement il n’y a qu’un seul Mac Gyver. Sans déconner... On peut jouer avec de nombreux feux Nicolas, mais pas ceux-là ». Il termine en expliquant que le message de Nicolas Bedos n’est ni « raisonnable », « et encore moins empathique ».

Un tollé général

Christophe Dechavanne n’a pas été le seul à réagir puisque l’affaire est remontée jusqu’au niveau du gouvernement français. C’est ainsi que le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est permis de répondre en qualifiant le message de Nicolas Bedos d’« exutoire personnel ». Un message écrit par une femme de 55 ans immunodépressive a lui aussi été particulièrement relayé sur les réseaux sociaux : « Si une personne suit votre avis et s’approche de moi avec le virus je suis morte et je n’ai pas envie de mourir… Je veux voir grandir mes petits-enfants… Je veux vivre et pas mourir », répond-elle.

Aymeric Caron, qui a côtoyé Nicolas Bedos dans l’émission « On n’est pas souché », a quant à lui tenté de comprendre pourquoi il avait dit ça. « C'est n'est pas un appel sérieux à la population mais la pensée d'un artiste. Je pense que Nicolas a beaucoup souffert du fait que son père a été isolé dans les dernières semaines de sa vie par les mesures qui avaient été imposées ».

Le principal intéressé a enfin publié un second message dans lequel il dit ne pas regretter ses mots. « Je vous rappelle que nous sommes encore libres de penser différemment, de débattre, de nous indigner, et même de nous tromper », dit-il.

 
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