Les propriétaires de Fiona, la chienne maltraitée retrouvée au seuil de la mort, ne seront pas poursuivis (vidéo)

Sans Collier
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Au mois de juin dernier, nous découvrions avec horreur les images de Fiona, cette chienne maltraitée, que ses propriétaires avaient choisi de laisser mourir, attachée à un escalier, seule et sans nourriture dans un appartement à Wavre. La peau sur les os, ne pouvant plus marcher, en déshydratation avancée, l’animal était au seuil de la mort et ne pesait plus que 7 kilos, soit le tiers de son poids normal. Suite à une dénonciation, Fiona a heureusement pu être sauvée à temps par le refuge Sans Collier de Perwez. Si ses jours étaient en danger, après avoir repris du poil de la bête, la chienne s’en est finalement sortie.

Ce dimanche 4 octobre marque la journée mondiale des animaux. À la veille de ce jour important pour les associations de défense des animaux, le directeur de l’ASBL Sans Collier, Sébastien de Jonge, s’est rendu sur le plateau du 13H de RTL. Car c’est ce samedi 3 octobre que le centre a annoncé sur les réseaux sociaux une nouvelle dérangeante : si Fiona s’en est sortie, ce sera également le cas de ses anciens propriétaires. Ils ne feront en effet pas l’objet de poursuites pénales de la part du parquet du Brabant wallon, une aberration totale pour Sébastien de Jonge.

« Malgré la gravité des faits, les nombreux témoignages et les éléments indiscutables à charge du maltraitant, le Parquet a décidé de ne pas entamer de poursuites pénales à l’encontre de l’ancien propriétaire de Fiona. Le maltraitant ne se verra donc pas pénalement poursuivi ni condamné  », dénonce l’association, qui avait déposé plainte, rapporte RTL. Les anciens maîtres de Fiona risquent juste une sanction administration et une interdiction de posséder des animaux, ce qui est difficilement vérifiable. Ils s’étaient justifiés en déclarant que leur animal ne mangeait plus suite à « une bagarre avec un chien  ».

Code wallon du bien-être animal

S’il existe des peines lourdes punissant la maltraitance animale avec des peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion et des milliers d’euros d’amende selon le code wallon du bien-être animal, elles sont rarement appliquées, explique RTL. « Le gros problème est qu’on a une loi forte qui est une des premières en Europe, la Wallonie est reconnue pour ça, et derrière il manque l’autorité pour l’appliquer. C’est vrai au niveau judiciaire comme on le voit dans le cas de Fiona, mais c’est vrai aussi sur le terrain où ça reste très difficile d’intervenir pour des situations de maltraitance animale  », a indiqué Sébastien de Jonge.

« Aujourd’hui, on est souvent confronté à une autorité qui ne connaît pas les procédures, qui ne sait pas comment intervenir. Aujourd’hui, c’est en fonction de la sensibilité de la personne. Si on tombe sur un bourgmestre ou sur une équipe de police qui est fort sensible, ça agit. Dans le cas contraire, c’est le plus souvent, on n’a aucune intervention. On a récemment une échevine qui déclarait que la police avait autre chose à faire que de traiter les plaintes de maltraitance animale. Or pour nous, la loi doit être appliquée quel que soit le domaine. Il faut donc une évolution des mentalités, éventuellement des formations  », a ajouté le directeur de l’ASBL sur le plateau de RTL.

Devenue le symbole de la lutte contre la maltraitance animale, Fiona est désormais au centre de la campagne #respectemesdroits, lancée sur les réseaux sociaux. Une pétition a également été créée à l’initiative de Sans Collier. Présente en plateau en compagnie de son nouveau maître, la chienne semble désormais en pleine forme.

 
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