Le témoignage poignant de Catherine Laborde sur sa maladie: «Je ressens un désespoir total» (vidéo)

Capture d’écran - Twitter
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Catherine Laborde possède un capital sympathie bien au-delà de la moyenne. Alors, quand l’ancienne présentatrice de la météo se confie sur son état de santé, ça fait quelque chose. C’est émouvant, au moins cela. En 2014, elle est diagnostiquée atteinte de démence à corps de Lewy, une maladie qui est un « mélange de Parkinson et d’Alzheimer ». Trois ans plus tard, elle quitte la télévision.

Pour l’émission de TF1 « Sept à huit » et interviewée par Audrey Crespo-Mara, Catherine Laborde a accepté de revenir sur cette maladie qui la ronge. Et sur ses derniers moments à présenter la météo aux Français et sur son futur, comme l’épingle notamment Le Parisien  : « Ça me semble loin… Parce que c’est la maladie qui va l’emporter je pense, à un moment ou à un autre (…) C’est dommage, j’aurais bien aimé que ça dure encore longtemps mais je sais bien qu’il y a un moment où ça doit s’arrêter ».

« Ce monstre qui m’engloutit »

En 2018, elle sortait « Trembler », un livre dans lequel elle révélait le mal dont elle souffre : « J’imagine quelques fois avoir un aquarium sur la tête avec des poissons rouges qui tournent sans cesse ». Dans la presse en janvier 2020, elle précisait les symptômes dont elle souffre : « Je trébuche au moins une fois par jour. Mais ce n’est pas seulement le corps qui se défait petit à petit. Ça m’est difficile de sortir dans la rue, j’ai peur de tout. Il y a tellement de choses que je m’interdis de faire, d’abord par crainte de ne pas y arriver ».

Le 8 octobre 2020, Catherine Laborde sort un nouveau livre. Un dialogue qu’elle signe cette fois avec son mari, Thomas Stern, et qui a pour titre « Amour malade. Quand aimer devient aider ». C’est lui qui avait repéré les premiers symptômes de son épouse il y a de ça six ans. Depuis, l’ennemi de la maladie est devenu « un monstre qui m’engloutit », comme elle l’écrivait dans son premier livre. Sur TF1, elle disait ce dimanche 4 octobre : « Le monstre, c’est la peur qui paralyse, qui empêche car le mal s’aggrave. Cela m’a projetée hors du monde des autres humains ».

« La vie continue, toujours »

Dans « Sept à huit », Catherine Laborde a accepté de revenir sur ses symptômes, multiples. Les pertes d’équilibre et de repères qui la poussent à être accompagnée quand elle sort de chez elle. Mais aussi les pertes de mémoire, « sans arrêt » : « Là, je viens de vous parler et je ne me souviens plus ce que j’avais dit une demi-heure plus tôt. On ne sait plus où on est, qui on est ». L’ex-miss météo travaille avec un neurologue : « Pour équilibrer tout ça, pour pas qu’il y ait de dinguerie apparente et pour rester dans le monde des vivants (…) Je ressens un désespoir total, comme un enfant qui a perdu, comme une personne qui n’a plus de liens avec l’extérieur ».

La sexagénaire évoque le soutien sans faille de son mari : « C’est très compliqué d’aider quelqu’un qui a cette maladie. Il y a ce danger que l’aidé prenne la place de l’aimé. J’aimerais l’entraîner encore pour faire des balades. Il y a un temps qui est terminé. Avant cette maladie, je ne le savais pas ». Et ce même si ce n’est pas toujours simple pour Thomas Stern qui, dans le livre à paraître, évoque son « désir de meurtre » et ses énervements : « Il a besoin d’être énervé pour m’aimer. Je comprends ce désir de tuer celui qui apporte le mal ».

Si, quand on lui demande si elle va bien, Catherine Laborde ne peut plus répondre « oui » en toute innocence, elle explique : « Quand vous me demandez si je vais bien, je vous dirais que oui quelquefois. Mais quelquefois, ça ne va pas très bien ». Et de conclure, avec une bouffée d’optimisme qu’on lui reconnaît bien volontiers : « La vie continue, toujours ».

 
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