Avec le couvre-feu, Fabrice Luchini vilipende le gouvernement français (vidéo)

Avec le couvre-feu, Fabrice Luchini vilipende le gouvernement français (vidéo)
BelgaImage

A partir de ce vendredi, l’Île-de-France et plusieurs grandes métropoles françaises vont connaître des soirées bien silencieuses. Car à partir de 21 heures, ces territoires subiront un couvre-feu destiné à lutter contre la propagation du Covid-19. Mais le milieu du spectacle en ressort particulièrement touché. C’est dans ce contexte que Fabrice Luchini a tenu à réagir à l’occasion de cette première soirée de couvre-feu.

« On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement »

Fidèle à ses habitudes, l’acteur a critiqué le gouvernement avec des références littéraires, faisant notamment un parallèle entre la crise sanitaire et la pièce de Jules Romains, « Knock ou le triomphe de la médecine », datant de 1923. Mais par coups, ce sont des véritables coups de poignards qu’il adresse au gouvernement français. « C'est un énorme coup de massue », commente-il à propos du couvre-feu, pensant notamment aux restaurateurs, ainsi qu’aux salariés et patrons « impeccables » que l’Etat « anéantit » dit-il. « On ne comprend pas ce que ce gouvernement fait. La panique de Véran. L'accent qui s'éteint de Castex. C'est terrifiant. C'est morbide. C'est sordide. On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement », assène-t-il.

Il conclut en expliquant ce que le couvre-feu implique pour lui. Les représentations ayant d’habitude lieu le soir, le programme est totalement bouleversé. A ce propos, si Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, est favorable à plus de souplesse pour permettre le monde de la culture de continuer à exercer après 21 heures, d’autres ministres dont Bruno Le Maire y sont opposés.

Beaucoup de stars critiques mais d’autres plus modérées

A noter que Fabrice Luchini est loin d’être le seul à se montrer dur envers le gouvernement. Nicolas Bedos, qui avait créé la polémique en septembre en appelant à laisser tomber les gestes barrières, a critiqué le couvre-feu en une seule phrase sur Emmanuel Macron : « Quelques petites minutes, il a pris, pour nous dire que la plupart de nos plaisirs (à commencer par la culture) étaient interrompus ». Parmi les autres voix dures envers le président, on peut aussi citer Elie Semoun ou encore Anne Roumanoff.

Mais d’autres sont plus cléments. C’est le cas de François Berléand qui est certes attristé par une décision qui impacte fortement le monde du spectacle mais qu’il juge de façon plus modérée. « Moi ce Covid qui ne circule qu'à partir de 21h ça me rend perplexe, qui n'est pas dans les transports en commun, ça me rend encore plus perplexe parce qu'il y a plein de gens qui n'ont pas le masque, mais enfin bon, c'est comme ça. Il faut bien faire des annonces pour que les gens un petit peu se responsabilisent, c'est le grand problème », dit-il. « On sort du théâtre, sur tout le boulevard de Strasbourg et Sébastopol, les bars sont ouverts, tard, et les gens n'ont pas de masque. Ils sont debout, ils boivent et ça parle et ça crie... Les Français ne sont pas respectueux », continue-il.

 
  • Serge Lama tire sa révérence: «Je suis usé»

    Belgaimage

    Exclusif : le chanteur « sent » le poids de ses 55 ans de carrière. Il a dû reporter une tournée d’adieu en province à cause du Covid. Sa jambe le fait souffrir. Mais l’amour (de la chanson) reste la grande affaire de sa vie. De notre envoyé spécial à Paris !

Signé duBus
Signé Stéphane Bern