RTL: les invités tous masqués dans «C’est pas tous les jours dimanche»

RTL: les invités tous masqués dans «C’est pas tous les jours dimanche»
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Le ton est grave aujourd’hui après le renforcement des mesures sanitaires, surtout à Bruxelles et en Wallonie. En concordance avec ce nouveau contexte, RTL a décidé d’aller un cran plus loin dans la limitation des risques de propagation du coronavirus. C’est ainsi que le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » s’est garni de plexiglass et de masques. Un effort apprécié dans la majorité des cas, moins bien vu par certains, mais qui est surtout adapté au vu des recommandations d’experts et des invités de ce dimanche.

Un changement qui suscite beaucoup de commentaires

En effet, selon l’épidémiologiste Emmanuel André, ce dispositif est tout à fait justifié. « Sur un plateau télé, on produit inévitablement des aérosols. Le réflexe d'enlever son masque lorsque l'on parle n'est plus le bon réflexe », commente-il à ce propos. Incitant supplémentaire à faire attention : les animateurs débattent de la gravité de la situation, notamment de celle de Liège désignée comme la ville la plus touchée d’Europe par la pandémie. Et enfin, pour parler de cela, des personnalités politiques de premier plan sont présentes lors de certaines parties de l’émission, comme les ministres-présidents Elio Di Rupo et Rudi Vervoort. Un maximum doit donc être fait pour éviter une éventuelle contamination, alors que le Covid-19 infecte de plus en plus de gens.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes applaudissent. Parmi celles-ci, on trouve le chroniqueur Michel Henrion, actif sur RTL-TVI, qui se contente de dire que « c’est très bien ». Il y a aussi l’écrivain Hugo Poliart, qui parle fréquemment de l’évolution inquiétante de l’épidémie sur son compte Twitter et qui accueille favorablement cette évolution qu’il attendait : « on porte enfin le masque sur le plateau de #RTL. Il est temps que les médias prennent aussi leurs responsabilités dans cette crise ». Enfin, parmi les autres exemples de personnes ravies de ce changement, il y a Jamila Si M'Hammed, présidente du comité belge de « Ni putes, ni soumises » : « Contente de voir les gens masqués à la télé. La télé c'est un élément d'identification pour les gens », se réjouit-elle.

Plusieurs personnes du public réservent cela dit un accueil bien moins chaleureux à l’arrivée du plexiglass et des masques. Une fois, c’est la compréhension plus difficile de ce que disent les invités qui est incriminée. Pour d’autres, c’est globalement l’idée de porter un masque qui est jugée « ridicule », l’occasion pour une partie d’entre eux de relativiser l’importance de l’épidémie. Une opinion directement contredite sur Twitter par un pédiatre installé à Bruxelles, Nathanael Goldman : « C’est justement en télé qu’on aurait dû être masqué, depuis le début de la crise. Pour deux raisons: 1. pour se protéger de la haute probabilité (déjà à l’époque) des aérosols; 2. Pour montrer l’exemple (c’est niais, hein?). Il n’a jamais été opportun de ne pas mettre de masque ».

 
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