«J’ai séquestré Kim Kardashian»: l’un des braqueurs sort un livre sur le cambriolage

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L’événement avait fait sensation en octobre 2016 quand la célébrité Kim Kardashian s’est fait détrousser à Paris. L’un des braqueurs, Yunice Abbas a publié ce mercredi 3 février un livre reprenant dans le détail ce « coup » parfaitement exécuté, voulant apporter sa vérité avant que son procès ne débute. Le cambriolage s’est déroulé dans la nuit du 3 octobre 2016 lors de la fashion Week. Cinq hommes, connus comme les « papys braqueurs », âgés de 60 à 72 ans font irruption dans l’appartement loué par Kim Kardashian. Ils se serviront pour 9 millions d’euros de bijoux et laisse la célébrité ligotée sur son lit.

Le braqueur veut alors revenir en détail sur le déroulé des événements qui se sont passés « à l’ancienne, sans violence ni agressivité ». Le sexagénaire insiste sur le fait que ce n’était pas un travail d’amateur comme certains ont pu dire. Lui et ses complices ont tout de même été interpellés trois mois plus tard et attendent maintenant leur procès.

« Intermittent du Milieu »

Yunice Abbas revient sur son parcours d’« intermittent du Milieu, qui participe à différents coups mais sans faire partie d’une équipe ». Un parcours en demie-teinte puisque le criminel a passé la moitié de sa vie adulte derrière les barreaux, à tort ou à raison. Il explique aussi les raisons pour lesquelles il s’est retrouvé dans cette situation : « J’avais deux enfants en bas âge, les charges qui vous tombent tout de suite dessus, vous devez vous reconstruire… Alors on se tourne vers ce qu’on voit comme un moyen plus rapide de se refaire un peu mais c’est ce que j’appelle des raccourcis qui rallongent ». Yunice Abbas estime qu’il aurait pu être « sauvé » s’il avait été accompagné dans sa réinsertion.

Yunice Abbas a été placé 22 mois en détention provisoire à la prison de Fresne dans le Val-de-Marne puis est passé en contrôle judiciaire à cause de problèmes de santé. « Ma crainte, c’est de retourner en prison, je n’ai plus la santé. Il y a des soins en prison, ce n’est pas le problème, mais si vous faites une crise, le temps que le nécessaire se fasse, il peut se passer des heures parfois catastrophiques » raconte Yunice Abbas.

 
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