Vague de licenciements chez Canal+ suite au départ de Sébastien Thoen

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En novembre dernier, l’humoriste Sébastien Thoen était licencié. Ce départ faisait suite à un sketch en 2020 qui parodiait « L’heure des pros » sur CNews. Plus de 150 journalistes avaient signé une pétition contre le licenciement de l’humoriste au nom de « la liberté d’expression, de caricature et de parodie pour tous les membres du groupe dans les limites fixées par la loi ». Sur les 150 signataires, 48 l’ont fait anonymement. Pour le groupe, signer cette pétition était un signe de manque de loyauté.

Depuis, les relations sont tendues au point qu’une vingtaine de personnes travaillant au service des sports de Canal+ ont dû ou vont quitter la rédaction. L’information vient de l’AFP qui a contacté les sources syndicales. Pour le moment, le groupe Canal+ n’a pas commenté. Les personnes sont licenciées ou bien les pigistes ne sont pas rappelés, certains ont des départs négociés. Les licenciements ont commencé à la mi-février.

Une « nouvelle organisation fin juin pour pallier » les départs doit être trouvée.

Des enquêtes en cours

Parmi les départs on retrouve Guillaume Priou et Solange Tricaud, qui est membre de la Société des journalistes. Mais aussi les présentatrices Marie Portolano et Laurie Delhostal. Dernièrement, on apprenait aussi le départ de Laurent Jaoui et Agathe Roussel qui n’ont pas signé la pétition.

L’inspection du travail est en train de mener une enquête lorsque des élus ont déclaré une double alerte pour « atteinte à la liberté individuelle » suite aux conséquences de la pétition mais aussi de « danger grave et imminent » suite aux dégradations des conditions de travail.

De son côté, la direction du groupe qu’une autre enquête, concernant les supposées agressions sexuelles de Pierre Ménès avance. Elle devrait aboutir à la fin du mois de juin. En attendant, le présentateur est absent de l’antenne.

 
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Signé Stéphane Bern