La nièce d’Annie Cordy revient sur les derniers instants de l’artiste

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HANSLUCAS

Décédée le 4 septembre 2020, il y a tout juste un an donc, Annie Cordy, 92 ans, n’avait pas d’enfant. Mais avec Michèle Lebon, sa nièce, c’était tout comme. « Mimi » est la fille de Jeanne, la sœur aînée d’Annie, et elle est aussi la filleule de l’interprète de « Tata Yoyo ». Des liens qui ont fait naître une relation très fusionnelle entre les deux femmes, à tel point qu’elles vivaient ensemble à Vallauris depuis de nombreuses années, et Michèle Lebon était devenue l’assistante d’Annie Cordy.

« D’abord, je lui servais de chauffeur et d’habilleuse en tournée, jusqu’à ce qu’elle me propose de travailler à ses côtés et même qu’on vive toutes les deux ensemble […] Je vivais un peu comme les enfants de parents divorcés, un coup avec ma mère, un coup avec Annie », raconte « Mimi » à France Dimanche, un an après la disparition de sa marraine, qu’elle surnommait « ma p’tite mère ».

Michèle Lebon était donc présente lorsqu’Annie Cordy est décédée, après un malaise cardiaque. Et elle ne s’attendait pas au décès de l’artiste, qui était bien en forme le 4 septembre 2020. « Elle était parfaitement bien, avant son malaise soudain », confie-t-elle. Pour Michèle Lebon, cela a été brutal, mais finalement, pour sa tante, « c’était parfait », explique-t-elle : « Ça s’est arrêté net, exactement comme elle le souhaitait ». Car Annie Cordy avait pour habitude de dire en rigolant « Un jour, je serai morte et je ne m’en serai pas rendu compte ! ».

Depuis le décès de l’artiste belge, Michèle Lebon vit seule dans la villa de Vallauris, où elle sent en permanence la présence de sa marraine. « Ça m’apaise […] J’ai souvent l’impression qu’elle est là, qu’elle me guide. Ça peut paraître bizarre, mais je m’accroche à ça ».