Un magasin de jouets belge remplit ses colis de pierres pour éviter un supplément de bpost

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Depuis près de quinze jours, les clients d’un magasin de jouets de Sint-Antonius, près d’Anvers, recevaient de drôles de colis. Dedans, leurs commandes (peluches, jeux, etc.) mais aussi… des cailloux. Ce n’est pas une erreur mais une manœuvre volontaire de la part de la gérante de la boutique. En cause : un supplément à payer à bpost.

Une pratique assumée et un supplément critiqué

Car depuis 2019, il faut payer un « supplément densité » de 0,0034 euro par kilo en-dessous d’une limite de 120kg/m³, soit 25 centimes pour certains envois dans le cas présent. Puisque ces colis de ce magasin ne pèsent pas bien lourds, la taxe s’applique en théorie. C’est là que la gérante a eu pour idée de mettre des pierres en plus. Puisque certains colis sont déjà très grands de base, il y avait la place pour les mettre. « Pour une peluche relativement grande, nous devons par exemple ajouter un kilogramme de cailloux. Je les ramasse moi-même quand je vais me promener », confie à De Morgen le fils de la gérante, Roeland, qui « rentabilise » cette manœuvre en peignant les pierres et en ajoutant une méthode pour que les enfants fassent de même.

Pour Roeland, le supplément de bpost pourrait être contre-productif et sa mère espère voir cela disparaître, comme aux Pays-Bas où PostNL est revenu en arrière. « Nos colis sont plus grands et plus lourds, et donc moins bons pour l'environnement. [...] La mesure de bpost va totalement à l'encontre de nos valeurs environnementales », dit-il. Interrogé, bpost affirme que sa mesure était surtout destinée « à sensibiliser les entreprises » et insiste pour dire que ce magasin de jouets représente « l'une des rares exceptions où le supplément densité ne fournit aucun avantage ».