Matthew McConaughey donne un discours puissant après la tuerie d’Uvalde: «Ces chaussures étaient le seul moyen d’identifier la victime»
La tuerie d’Uvalde au Texas a fait 21 victimes, 18 d’entre elles étaient des enfants. Ce drame est l’un des plus graves qui s’est déroulé aux États-Unis ces dernières années.

Le 24 mai dernier, les États-Unis vivaient un drame quand un jeune homme de 18 ans s’est introduit dans une école primaire et a fait feu sur des enfants et des professeurs. 21 personnes ont été tuées dont 18 enfants et deux professeurs. Le tireur a été abattu par les forces de l’ordre. Dans un discours de 22 minutes, l’acteur est revenu sur les faits. Visiblement bouleversé, Matthew McConaughey a appelé à plus de sécurité en contrôlant l’accès aux armes. De plus en plus d’Américains y sont favorables. « Nous voulons des écoles sûres et sécurisées et nous voulons des lois sur les armes à feu qui ne facilitent pas la tâche aux méchants pour les obtenir », a-t-il déclaré.
Matthew McConaughey, investi dans la politique, a abordé le sujet qui le touche de près. Sa mère enseignait dans une école maternelle, à quelques kilomètres du drame. Il a expliqué en montrant une photo des chaussures de l’une des victimes, Maite Rodriguez : « Maite portait des Converses vertes avec un cœur qu’elle avait dessiné à la main sur l’orteil droit parce qu’il représentait son amour de la nature… Ce sont les mêmes Converses vertes qu’elle portait aux pieds le jour de la fusillade, et qui se sont avérées être la seule preuve permettant de l’identifier clairement ».
Lui-même propriétaire d’une arme à feu, il a cependant réclamé une régulation plus stricte et ajoute : « Les propriétaires d’armes à feu responsables en ont assez que le deuxième amendement soit utilisé de manière abusive et détournée par des individus dérangés ». Entre autres, il demande que l’âge minimum pour avoir une arme soit augmenté, que les vérifications des antécédents de la personne soient plus strictes et que des interdictions temporaires soient mises en place. « Ces réglementations ne sont pas un retour en arrière, elles sont un pas en avant pour la société civile et le deuxième amendement », a-t-il assuré.








