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Au mois d’août, c’est la fin des haricots!

Au mois d’août, il reste encore de bonnes choses au jardin potager et du boulot pour les récoltes d’hiver…

Journaliste Temps de lecture: 3 min

Pour que le potager puisse tenir toutes ses promesses dans le futur, la première chose à faire, en cette fin août, est de poursuivre la lutte contre les mauvaises herbes et les ravageurs. Et bien sûr, on pensera à récolter les légumes qui restent : artichauts, aubergines, courgettes, concombres, poireaux, pourpier, roquette… « À l’emplacement de ceux qui libéreront beaucoup de place, comme les échalotes, les oignons, les haricots et les pommes de terre, il faudra rapidement installer une autre culture, la nature a horreur du vide », précise Jean-Benoît Ducarme, directeur du Centre technique horticole de Gembloux. On pourra replanter ou semer autre chose. C’est ainsi que, fin août, on repiquera les brocolis et le chou-rave. À l’automne, on sème les épinards, la mâche (salade de blé) et les navets qui viendront compléter les légumes-racines toujours présents (panais, carottes, céleri-rave et choux). Sous serre non chauffée : on plante les choux-fleurs et la laitue.

Isopix
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Mais d’abord, on passe à l’attaque des « adventices »

« Adventices » : c’est le nom, moins péjoratif, que l’on donne aux « mauvaises herbes », non pour ménager leur susceptibilité, mais plutôt parce qu’elles ne sont pas si mauvaises que cela. « On commence donc par sarcler légèrement la terre, plutôt en surface pour éviter de mélanger les couches et de tuer ses hôtes (vers de terre et insectes utiles). Il faut donc éviter si possible de labourer ou de bêcher. Ensuite, on procède à l’arrachage des deux pires “adventices” – le chiendent et le liseron – aux interminables tiges souterraines », conseille Jean-Benoît Ducarme.

Si l’on ne souhaite pas réensemencer directement l’espace de terre libéré avec de nouveaux légumes, l’idéal est d’y semer de « l’engrais vert », c’est-à-dire une plante, comme la moutarde blanche ou la phacélie, qui empêchera la nature de reprendre ses droits. « Celle qui pousse le plus vite et le plus facilement en cette saison, c’est la moutarde blanche, que l’on sème à la volée, nous explique le directeur du Centre horticole de Gembloux. Elle présente de nombreux avantages, dont les quelques suivants : son système racinaire travaille pour nous en brisant les mottes – ce qui rend notamment le sol plus perméable au niveau des racines –, elle produit des exsudats qui vont nourrir la vie du sol et, enfin, elle va pomper des éléments nutritifs, comme l’azote, et les rétrocéder plus tard au sol lors de sa décomposition. » On peut ainsi semer la moutarde blanche à la place des pommes de terre et des oignons. Si l’on n’a pas l’occasion de mettre de l’engrais vert, on peut opter pour une couche de broyat de branches, de végétaux ou de déchets de tonte qui évitera également de laisser le sol à nu.

Enfin, à cette époque encore, on veille à lutter contre les ravageurs de potagers :

1. Les campagnols. Comme les légumes-racines sont toujours présents dans le potager, on surveillera étroitement ces rongeurs contre lesquels il existe des pièges. « Un campagnol est capable à lui tout seul d’engloutir une ligne entière de carottes ! », se désole Jean-Benoît Ducarme.

2. Les limaces. Particulièrement si l’été a été humide.

3. Les souris. Si l’on a mis du melon dans la serre, attention aux Mickey de service qui viennent les déguster par en dessous.

4. Les mouches mineuses. On observe bien les dégâts qu’elles causent aux poireaux en hiver. Après la ponte, fin août, dans le feuillage, leurs larves vont descendre dans le blanc du poireau, le rendant, non toxique, mais impropre à la consommation. « Je conseille de poser un voile anti-insectes sur les poireaux », termine Jean-Benoît Ducarme.

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