Roschdy Zem: son frère Abdel a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle
Abdel Zamzem, ex-mari de la chanteuse franco-algérienne Souad Massi et frère du césarisé Roschdy Zem, vient d’être condamné à 15 ans de prison pour avoir tenté de tuer ses filles et de se suicider.

Le verdict de la cour d’assises d’Aix-en-Province est enfin tombé après six ans de procédure. Le 4 mars dernier, Abdel Zamzem a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté de tuer ses filles le 22 mars 2017, selon le journal Le Monde. « Je décide d’une manière de partir. Au début, je pensais seulement à moi. Et puis les choses ont évolué lentement. Je me suis dit que j’allais emmener les filles. […] Je reconnais tout de A à Z. […] Je n’ai aucune excuse pour en arriver là. Mais je n’ai pas essayé de mettre le feu. Jamais. » a-t-il expliqué à la cour. Le désormais coupable est le frère de l’acteur Roschdy Zem, césarisé en 2020.
Les faits se sont déroulés au domicile du couple, à Bouc-Bel-Air dans les Bouches-du-Rhône. À l’époque, l’épouse d’Abdel Zamzem l’avertit de son intention de divorcer. Mais l’annonce ne passe pas. « Je vais te faire payer très cher et tout cela va se terminer. Tu vas comprendre le sens du mot souffrir » aurait-il alors déclaré à Souad Massi au téléphone. Cette dernière prend les menaces très aux sérieux, avertit les autorités et sauvera les vies de ses filles et de son mari.
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Les secours sont arrivés à temps
Le père est retrouvé inconscient, avec les veines tailladées, par les secours. Il a fait ingérer une forte dose de barbituriques à ses deux filles et les a partiellement asphyxiées avec du gaz, à l’aide d’une bonbonne cachée derrière un fauteuil. Elles sont également retrouvées presque inconscientes. 40 litres de pétrole ont aussi été répandus dans la maison. Heureusement, cette dernière n’a pas pris feu.
Après un séjour en psychiatrie, Abdellatif Zamzem avait été placé en détention provisoire durant huit mois. Il avait ensuite été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec ses filles. À l’origine de ce geste, un mail en arabe que son épouse avait reçu et que le condamné a lu et mal interprété. « J’ai passé une très bonne nuit avec toi. » indiquait le courriel. Alors qu’il soupçonne sa femme de le tromper, Souad Massi explique : « Il s’agissait d’un artiste, homosexuel, qui me remerciait pour la soirée de gala à laquelle j’avais participé en Jordanie. »
Selon les avocats d’Abdel Zamzem, Maîtres Elsa Loizzo et Jean Boudot, leur client est dépressif et son comportement n’est que la conséquence d’une longue « descente aux enfers »
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