Le doigt d’honneur devient un droit fondamental au Québec
Un juge québécois a rendu son jugement dans un dossier de conflit de voisinage.

Le doigt d’honneur est dans l’actualité dernièrement. Au Québec, un juge vient de défendre le geste comme un droit fondamental selon l’argument que « cela fait partie de la liberté d’expression ».
Il jugeait une affaire de voisinage. Un homme était accusé de harceler et menacer son voisin. L’accusé, Neall Epstein, un enseignant et père de deux enfants, avait été arrêté par la police en mai 2021 pour avoir menacé et fait deux doigts d’honneur à l’encontre de son voisin, dans une ville de la banlieue de Montréal.
Pour le juge, « ce n’est pas un crime de faire un doigt d’honneur à quelqu’un ». Il relève également qu’« offenser quelqu’un n’est pas un crime. Cela fait partie de la liberté d’expression, un droit fondamental inscrit dans la Charte des droits et libertés, qui appartient à tous les Canadiens ».
Il rappelle cependant que le geste n’est pas très « poli » ni « civil » ou encore que « ce n’est peut-être pas digne d’un gentleman. Néanmoins, cela n’entraîne pas de responsabilité pénale ». Une décision d’autant plus d’actualité que le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti est dans l’embarras après avoir fait trois bras d’honneur en pleine Assemblée nationale.
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