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«C’est scandaleux»: un Chimacien en colère après avoir été flashé 1km/h au-dessus de la limite

Jean-Paul veut contester son amende de 90 euros, mais il doit d’abord payer 135 euros.

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Jean-Paul est originaire de Chimay. Au début du mois de janvier, il roulait dans les Ardennes françaises, sur une départementale à Auvillers-les-Forges. La limite autorisée est 50 km/h, mais le compteur de Jean-Paul affichant une vitesse supérieure à la limite, il s’est finalement fait flasher. « Après correction, j’étais à 51km/h. Pour un kilomètre au-dessus de la limite autorisée, je devais payer 90 euros dans les 76 jours, sinon l’amende passait à 135 euros. C’est scandaleux pour un petit km/h ! », explique-t-il à nos confrères de SudInfo.

Au vu de la différence minime, le Chimacien a cherché des explications. « J’ai demandé le document prouvant que le radar était en ordre. J’ai reçu une réponse le 15 mars m’informant que ma contestation ne pouvait être prise en compte parce que je n’avais pas versé 135 €. Donc, il faut verser 135 € pour éviter d’en payer 90. Comme il ne me restait plus que deux jours pour éviter la majoration de l’amende initiale, j’ai dû me résoudre à payer les 90 €. C’est du chantage ! », confie-t-il, avant d’ajouter : « Leur administration est une catastrophe et est faite pour qu’on ne puisse pas se plaindre. J’ai tenté d’envoyer un mail au centre national du traitement des amendes routières à Rennes mais la boîte mail est inaccessible. J’ai donc été obligé d’utiliser la voie postale, beaucoup plus lente. Je suis en tort mais ça m’énerve de ne pas avoir pu me défendre. »

À lire aussi : En trois mois, il se fait flasher… 26 fois, par le même radar

Différences de règles entre la Belgique et la France

Selon Christophe Redko, avocat spécialisé en droit de roulage, les automobilistes en France ne peuvent contester une infraction qu’après avoir payé l’amende, au contraire de la Belgique. Par contre, chez nous aussi, si une amende pour excès de vitesse reste impayée, elle sera majorée. Il explique :  « Si on ne paie pas après trois rappels et qu’aucun recours n’a été introduit, le montant final est dû. Pour ceux qui veulent contester, il est nécessaire de faire un recours au tribunal de police, et cela dès la réception du p.-v. » Il précise à SudInfo : « Pour des petits montants, ça ne sert à rien de contester. Au final, dans ces dossiers, il y a plus de condamnés que d’acquittés. Et le conducteur va se retrouver avec une amende plus lourde, une déchéance du permis de conduire, des frais de justice et une note dans son casier judiciaire. »

Me Redko conseille donc d’introduire un recours en cas d’assignation au tribunal ou de risque de retrait de permis. C’est le cas notamment pour les automobilistes flashés à 30km/h au-dessus de la limite autorisée. « Sur le p.-v., est indiquée la date de vérification périodique du radar. Si la date est dépassée, la personne verbalisée peut mettre en doute le certificat de vérification. Elle peut aussi demander la photo-test apportant la preuve de la mise en place correcte du radar, de la formation ad hoc du policier ou encore une photo de l’infraction… Mais il faut vraiment faire tout cela tout de suite et pas un an et demi plus tard. »

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