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Patrick Cohen claque la porte de Radio France: «Je quitte aujourd’hui à regret»

Il a animé son dernier numéro de « L’esprit public », ce dimanche 2 juillet.

Temps de lecture: 2 min

Patrick Cohen a annoncé qu’il mettait fin à sa collaboration avec Radio France. Le journaliste a pourtant passé 18 ans de sa carrière sur la radio publique. Il a ainsi fait son annonce lors de son émission « L’esprit public », déclarant : « Il est temps pour moi de rendre l’antenne et de rendre mon badge ».

Il révèle que ce départ se fait à regret. À l’antenne, le journaliste a déclaré : « À l’occasion de cette dernière, je tiens à remercier Sandrine Treiner qui m’a confié les clefs de « L’esprit public ». Cette belle émission créée par Philippe Meyer et qui achève sa 25e saison. Et Sybile Veil qui m’a rouvert les portes de cette maison, Radio France, où j’aurais exercé pendant 18 ans et que je quitte aujourd’hui à regret ».

Des tensions en fond

Ce sont des tensions internes qui pourraient expliquer ce départ du journaliste. Patrick Cohen, qui officiait déjà sur Radio France, avait décidé en 2017 de s’en aller pour rejoindre Europe 1. Lorsqu’il a souhaité revenir sur le service public, Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France, et Jean-Philippe Baille, directeur de France Info ont tous les deux acceptés la proposition. Laurence Bloch, directrice des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio France, aurait été opposée à ce retour.

Puremedias.com rapporte alors les commentaires d’un journaliste de France Info, donnés en mai dernier. « C’est clair, pour la direction de Radio France, France Info a pour mission de rester en Ligue 2 et ne pas gêner les deux egos de l’étage au dessus. Profondément décourageant ! », avait-il déclaré, en parlant de Nicolas Demorand et Léa Salamé.

Pour sa part, Laurence Bloch avait réagi dans un entretien pour Le Point, assurant : « On essaie de me faire passer pour une femme hystérique qui mettrait ses sentiments personnels au-dessus des intérêts des chaînes du groupe. C’est nier 40 ans de vie professionnelle et d’engagement pour le service public ». Selon elle, ce sont « les discussions financières » qui n’avaient pas été concluantes.

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