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Les accidents en trottinette électrique seraient aussi dangereux que ceux en moto

Une récente étude menée dans les hôpitaux de Paris (AP-HP) révèle la dangerosité des accidents pour les différents modes de transports.

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Les trottinettes électriques ont fait leur arrivée en trombe dans les capitales et les grandes villes européenne et américaine depuis quelques années maintenant. À Bruxelles, leur trouver leur juste place dans l’espace public est un jeu d’équilibre constant. En plus de leur présence, les experts de la santé mettent en garde sur la dangerosité observée lors d’accidents de la route.

Ainsi, les hôpitaux de Paris (AP-HP) et les services d’anesthésie-réanimation ont mené une étude pour mesurer l’étendue des dégâts. Les chiffres sont puissants. Les accidents de trottinettes électriques mais aussi les autres engins (mono-roues électriques, gyropodes et les autres engins qui tombent sous la dénomination EDPM ) peuvent causer des traumatismes aussi sévères que ceux impliquant des motos ou des vélos, rapporte l’AFP.

Dans la revue JAMA Network Open, leur étude a été menée sur tous les patients impliqués dans un accident de la route avec une moto, un vélo ou un EDPM entre janvier 2019 et décembre 2022, à savoir 5.233 patients. L’étude relève que la moyenne d’âge est de 33 ans.

Plusieurs chiffres sont à relever. En quatre ans, le nombre de personnes impliquées dans un accident avec un EDPM a été multiplié par 2,8. 229 patients ont été gravement blessés.

Plus grave que la moto

Les conducteurs d’EDPM présentaient un traumatisme sévère dans 45,5 % des cas contre 39,7 % pour les conducteurs de moto et 47,3 % pour les cyclistes. Ils étaient deux fois plus à risque de présenter des traumatismes crâniens, plus graves que ceux des motocyclistes, sans doute car seulement moins de 25 % portaient un casque au moment de l’accident, souligne l’étude.

Fractures et neurochirurgie

Autre enseignement, les accidents graves impliquant des EDPM sont survenus plus souvent le soir et week-end dans un contexte d’alcoolisation supérieur au seuil légal dans un tiers des cas. Ces patients ont eu besoin d’une intervention chirurgicale au cours des 24 premières heures suivant l’accident dans les deux tiers des cas : principalement de la chirurgie réparatrice de fractures des membres mais également de la neurochirurgie.

Les trois quarts de ces patients ont été hospitalisés en réanimation. L’hospitalisation était souvent longue (15 jours en moyenne) et 9 % des usagers d’EDPM gravement accidentés sont décédés, majoritairement du fait de traumatismes crâniens graves.

Ainsi, les EDPM sont des moyens de transport qui peuvent être associés à des traumatismes particulièrement sévères, au même titre que les motos ou que les vélos, conclut l’étude, estimant que lors de leur prise en charge médicale, leurs usagers doivent être considérés comme de potentiels traumatisés sévères.

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