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Ouverture d’un musée de l’Holocauste dans Fortnite: le créateur dans la tourmente

Le jeu vidéo Fortnite aura bientôt un musée sur l’Holocauste dans son paysage. C’est une première dans le domaine.

Temps de lecture: 3 min

À l’annonce de l’ouverture d’un musée virtuel dans le jeu Fortnite, le créateur, Luc Bernard, a été la cible de messages haineux sur X (anciennement Twitter).

Le but de l’ouverture de ce musée virtuel est que l’histoire de l’Holocauste soit accessible à un plus large public. Dans une interview accordée au HuffPost, Luc Bernard confie : « J’ai grandi en Haute-Saône où on n’avait pas de musée et lors de ma scolarité, on n’a jamais rencontré de survivant. Mon professeur nous a montré le film « La liste de Schindler » mais c’est tout. De plus, la majorité des gens n’ont pas forcément accès aux musées, or aujourd’hui avec internet on est connecté au niveau mondial, donc cette initiative c’était vraiment une manière d’y donner accès à tout le monde. »

Le créateur souhaite aussi intégrer l’histoire de communautés qui est peu abordée. Il ajoute : « Les colonies françaises, de l’époque étaient régies par le gouvernement de Vichy, donc la vie n’était pas facile non plus pour les juifs d’Afrique du Nord. »

Des fonctionnalités restreintes

L’annonce de cette mise à jour a été annoncée le 2 août dernier sur X. Il raconte : « Twitter c’est vraiment le pire endroit pour être juif en ce moment. J’ai reçu plein de trucs, des photos ou des vidéos de moi qui va à Auschwitz, des gens qui m’écrivent en me disant qu’ils veulent terminer le génocide et je recevais ça par milliers. C’est surtout que Nick Fuentes, un néo-nazi, suprématie blanc très connu aux États-Unis a découvert le projet et a envoyé tous ses followers contre moi. Ça fait plusieurs jours que ça ne s’arrête pas. »

Plusieurs fonctionnalités du jeu ont été désactivées lorsque le joueur se trouve non loin du lieu. Détruire des objets, danser ou se réunir à plusieurs dans le musée sera proscrit. Le créateur précise : « On m’a aussi demandé comment j’allais faire pour éviter que les gens n’y fassent n’importe quoi. Ce que j’ai mis en place limitera tout ça. Après je sais que les gens peuvent toujours faire des captures d’écran et en faire ce qu’ils veulent mais même à Auschwitz, il y a des personnes qui prennent des selfies. »

À lire aussi : « Fortnite, c’est terrible » : Brigitte Macron dénonce l’addiction aux jeux vidéo

Luc Bernard est également le créateur de « The Light of the Darkness », un jeu dont l’histoire sous le régime de Vichy. Le joueur prend le rôle d’un membre d’une famille juive française originaire de Pologne.

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