«Fortnite, c’est terrible»: Brigitte Macron dénonce l’addiction aux jeux vidéo

«Fortnite, c’est terrible»: Brigitte Macron dénonce l’addiction aux jeux vidéo
BelgaImage

Ce 3 février, Brigitte Macron s’est rendue dans la vallée de la Loire, dans l’ancienne ville royale de Blois. Là-bas, elle est passée par la Maison des Adolescents dans le cadre de l’opération Pièces jaunes. Une visite normale mais une déclaration a retenu l’attention de la presse locale : celle sur les dangers de l’addiction aux jeux vidéo.

Fortnite : volontairement addictif ou pas ? Une question qui fait rage

Lors de son passage, Brigitte Macron a ainsi tenu à interpeller les jeunes sur ce sujet qui lui tient manifestement à cœur. Elle pointe surtout un jeu en ligne qui figure parmi les plus populaires depuis quelques années : Fortine. « Fortnite c’est terrible… Quand ils sont sur des jeux comme ça, comment faire pour qu’ils arrêtent ? », s’émeut-elle, relaie le quotidien La Nouvelle République. « Il faut être particulièrement attentif à eux en ce moment », ajoute-elle à destination des parents. « L’adolescence est un passage compliqué. À nous, adultes de faire le geste. On sait que ces lieux (comme la maison des adolescents, ndlr) fonctionnent. Avec la Fondation, nous aidons à les multiplier », conclut-elle.

Si elle cite le cas de Fortnite, c’est probablement dû au fait qu’avec le confinement, sa popularité a encore augmenté. En mai 2020, il rassemblait plus de 350 millions de joueurs dans le monde. Le jeu est aussi régulièrement accusé d’être très addictif, à l’image de la déclaration de Brigitte Macron. Auparavant, le cabinet d’avocats CaLex avait déjà affirmé que ce jeu « a été conçu par une équipe de développement, incluant des psychologues, statisticiens, analystes, et coordonnateurs, qui ont travaillé [...] pour développer le jeu le plus addictif possible ».

Une position fermement démentie par la psychologue qui a soutenu le développement de Fortnite, Celia Hodent. « Notre but, ce n’est pas de rendre les gens addicts. Notre but, c’est de rendre les jeux fun », a-t-elle dit en 2019. « Quand vous voyez des enfants absorbés dans un jeu vidéo, ce n’est pas nécessairement mal en soi. Là où c’est un problème, c’est quand les enfants ne diversifient pas leurs activités. Il faut être là pour éviter que les enfants fassent ça. Le problème, c’est que les enfants n’ont pas encore un contrôle de soi très mature », ajoute-elle. Une position soutenue par Jeff Derevensky, psychologue du Centre international d’étude sur le jeu, interrogé par Radio Canada : « Je ne dirais pas que Fortnite crée une dépendance plus que d’autres jeux. Par contre, ce qui le met sous les projecteurs est son énorme bassin de joueurs et de joueuses à l’international : plus il y a de monde qui y joue, plus il y aura de monde qui sera engagé et plus il y aura des gens qui auront de la difficulté à limiter leur temps de jeu ».

De son côté, l’OMS reconnaît depuis 2018 l’addiction aux jeux vidéo comme une « maladie mentale ». Selon l’organisation, cela concernerait de « 2 à 3% des joueurs ». Cette pathologie est définie comme une « perte de contrôle » ou une « priorité croissante accordée au jeu par rapport à d'autres activités ».

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern