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Sandrine Bonnaire accuse un Ehpad public de «négligence médicale» après la mort de sa mère

Sandrine Bonnaire a perdu sa mère en août dernier. Elle vivait dans un Ephad en Charente-Maritime.

Temps de lecture: 2 min

La comédienne Sandrine Bonnaire accuse, dans un entretien au Parisien publié vendredi, un Ehpad public de Charente-Maritime de «  négligence médicale » ayant entraîné selon elle la mort de sa mère en août, et confirme son intention de porter plainte.

«  J’ai décidé de parler pour alerter », explique l’actrice trois jours après avoir diffusé sur son compte Instagram une vidéo dans laquelle elle annonçait sa décision de déposer plainte, sans donner à ce moment-là de précisions sur l’établissement visé.

«  Ma mère se trouvait dans un Ehpad public de Charente-Maritime (…) Nous avons constaté qu’il n’y avait pas de papier toilette, puis que le ménage n’était pas toujours fait, les draps pas changés », énumère l’actrice dans les colonnes du Parisien. «  Ma mère ne marchait quasiment plus (…) or plusieurs fois, la carafe d’eau était posée à l’autre bout de la pièce. Impossible pour elle de se servir », ajoute-t-elle. Pour Sandrine Bonnaire, «  c’est la négligence médicale qui a entraîné son décès. Cela nous a pris plusieurs mois de rassembler les éléments. Ma mère n’avait aucune maladie, elle avait 84 ans ».

Un renforcement des contrôles

Sollicitée par l’AFP, l’agente de Sandrine Bonnaire n’a pas répondu vendredi. Le parquet de Saintes (Charente-Maritime) n’était lui pas en mesure de confirmer dans l’immédiat le dépôt d’une plainte. Ces accusations surviennent près de deux ans après le scandale Orpea qui avait éclaté en janvier 2022 dans le sillage de la publication du livre-enquête «  Les Fossoyeurs », du journaliste Victor Castanet, sur des cas de maltraitances de pensionnaires du groupe privé de maisons de retraite.

A la suite de ce scandale, l’exécutif avait annoncé un renforcement des contrôles des Ehpad, publics comme privés, par les Agences régionales de santé (ARS) et les conseils départementaux. «  Je ne peux plus me battre pour ma maman qui n’est plus là mais je veux le faire pour que la prise en charge de nos aînés change », explique Sandrine Bonnaire. «  Il faut plus de moyens, certainement une augmentation de salaires pour que les salariés puissent travailler correctement ».

«  Il y a plein de gens qui ont tenté de se battre mais qui ont dû abandonner », ajoute-t-elle. «  C’est un long combat auquel on se prépare ».

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