Tiens, v’là du boudin... de Noël
L’histoire à table de la semaine.
Autrefois, dans la société campagnarde traditionnelle, on ne mangeait pas de la viande tous les jours. La fin de l’année était dès lors l’occasion de faire bombance en tuant le cochon. Il faut dire que c’était la période idéale pour le faire : non seulement le porc est beaucoup plus gras quand il fait froid, mais il est aussi plus facile d’en conserver la viande. Et donc, on en faisait du boudin, noir le plus souvent, qu’il était de coutume de manger à Noël, après la messe de minuit. Dans une publication qu’il lui a consacrée, Pol Jehin, président du centre culturel de Spa, rappelle qu’en Wallonie, ce boudin noir dit « li tripe » était fabriqué « avec la viande du cou, les dépouilles (cœur, rate, poumons), le sang recueilli lors de l’égorgement et des oignons. Tandis que le boudin blanc “blanke tripe” était composé de pain blanc, déchets de viande (lard, petit salé, viande collant aux os), oignons et lait. » Le tout était mis en boyau puis ébouillanté.










