Des pommes tapées pour se retaper
L’histoire à table de la semaine.
Quelle drôle de spécialité que celle-là ! La pomme tapée qui, comme son nom l’indique, passe de bien mauvais quarts d’heure en cuisine, est une spécialité de la région de Turquant, en Maine-et-Loire (France). Son origine remonte aux alentours de 1870. Dans ces années-là, les étendues entières de vignes plantées entre Chinon et Saumur sont ravagées par le phylloxéra, ces pucerons parasites en provenance de l’est des États-Unis. Les vignerons ruinés utilisent alors les pieds de vigne qui ont dû être arrachés pour alimenter des fours… destinés à faire des « pommes tapées ». Pas moins de 200 fours surgissent ainsi dans la région. L’idée est de pouvoir déguster des pommes à n’importe quel moment de l’année, « des » années devrait-on dire, car les pommes tapées se conservent dix ans et même plus, sans moisir, juste en brunissant un peu. Mais ce n’est pas tout : il fallait rentabiliser l’affaire !










