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« C’était une voix, une gueule » : les hommages à Thierry Ardisson se multiplient

Thierry Ardisson a marqué l’histoire de la télévision. Beaucoup de personnalités du petit écran lui ont rendu hommage via les réseaux sociaux.
Par la rédaction avec l’AFP
Temps de lecture: 1 min

La mort de Thierry Ardisson a été annoncée ce lundi 14 juillet. L’homme de télévision et producteur est décédé à 76 ans des suites d’un cancer du foie. Il était entouré de ses proches « jusqu’à son dernier souffle », a annoncé son épouse, Audrey Crespo-Mara.

Au cours de sa carrière, Thierry Ardisson a définitivement marqué l’histoire du petit écran. Thierry Ardisson a fait ses armes dans la publicité avec des slogans passés à la postérité, avant de passer à la télévision.

Il a bousculé le paysage cathodique à partir des années 1980, jusqu’à s’imposer comme l’une de ses figures les plus impertinentes, avec ses talk-shows à succès en soirée.

Le Tout-Paris politique et culturel s’est rendu à ses émissions, parmi lesquelles « Bains de minuit », présentée depuis la boîte de nuit des Bains Douches à Paris, « Lunettes noires pour nuits blanches » au mythique Palace et « Rive droite / Rive gauche », premier magazine culturel TV quotidien en France.

Ses amis et ses ennemis

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités lui ont rendu hommage. Arthur, Jean-Luc Reichmann mais aussi Cyril Hanouna, avec qui il était en friction, n’ont pas manqué d’avoir une pensée pour lui et sa famille. Arthur se souvient : « C’était une voix, une présence, une gueule. (…) Un œil qui brillait toujours un peu trop tard dans la nuit. » Jean-Luc Reichmann confie : « Tu as été un exemple de professionnalisme, d’exigence, d’innovation. Ta voix restera gravée à tout jamais de bons conseils dans mon oreille. »

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De son côté, Cyril Hanouna reconnaît que Thierry Ardisson « restera un des plus grands de la télévision française. On ne peut que saluer sa carrière de dingue, qu’on l’aime ou pas. Et aujourd’hui, on est tous en noir pour l’homme noir. »

Julien Courbet aussi reconnaît les changements notables qui ont eu lieu à la télévision grâce à Thierry Ardisson. Il se souvient : « Le samedi soir, après les spectacles, j’adorais à l’hôtel me coucher et le regarder. Il a fait bouger les lignes. Merci pour ça Thierry. »

L’Élysée s’est également exprimée via un communiqué, en ce jour de Fête nationale française : « L’homme en noir nous laisse en deuil. Animateur et producteur de cinéma et de télévision, Thierry Ardisson imposa pendant des décennies au paysage audiovisuel français une voix, une silhouette, un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence ».

Un autre visage de la télévision, Léa Salamé, a posté un long message sur Instagram emprunt de nostalgie : « On a grandi avec lui. On ne sortait pas le samedi soir pour regarder ses émissions, parce qu’il se passait toujours quelque chose, parce qu’il sentait l’époque comme personne, parce que oui, tout le monde en parlait, le lundi matin à la machine à café. »

Elle ajoute : « Il parlait à toute la France, les jeunes, les plus âgés, les intellos, les pas intellos, les branchés, les pas branchés. Il rassemblait toutes les France le samedi soir. Il était flamboyant, érudit, excessif, provocateur évidemment. Il savait que ‘Dieu n’aime pas les tièdes’ et il n’était pas tiède. » La journaliste raconte encore : « J’ai aussi découvert les dernières années, l’homme ultra sensible derrière les lunettes noires. Celui qui s’est effondré en larmes sur Inter la dernière fois que je l’ai reçu, en mai dernier, en parlant de ses parents et du livre de Nicolas Demorand qui l’avait « explosé », parce qu’il avait aussi été confronté à la bipolarité dans son entourage très proche. »

Le Belge Alex Vizorek a aussi regardé les émissions de l’Homme en noir lorsqu’il était enfant : « J’ai aimé le regarder à la télé enfant même si c’est ‘trop tard pour les p’tits’ disait ma mère, j’ai aimé le lire dans ‘Entrevue’ que mon père le laissait traîner aux toilettes et surtout j’ai aimé travailler avec lui et l’entendre rire, de son rire sarcastique et tellement jovial à mes blagues… surtout les plus touchy. »

Laurence Boccolini écrit dans sa story : « Pour toutes les fois depuis 30 ans où tu m’as dit : ‘Vas-y, tiens bon et te fais pas chier avec ces cons’. Merci Thierry ».

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Capture d’écran - Instragram/Laurence Boccolini

Le journaliste Hugo Clément partage une série de photos en revenant sur des conversations qu’ils ont partagé : « On en parlait, tu voulais me présenter une nouvelle idée, l’une de tes innombrables idées. Tu abordais tellement la vie comme un enfant que tu semblais immortel. Je savais que tu étais malade, mais en te côtoyant, on l’oubliait forcément. » Il poursuit : « Je t’engueulais gentiment quand tu t’allumais une clope en pleine réunion à France Télévisions. Tu faisais semblant d’être étonné en souriant : ‘Ah bon, on ne peut plus faire ça ?’. Récemment, tu avais arrêté l’alcool. Tu m’avais dit ‘c’est soit je continue à boire du vin et je vais mourir rapidement, soit j’arrête et j’ai 10 ans devant moi’. Le destin en a décidé autrement. Toi, le monarchiste, mort un 14 juillet. Ça doit bien te faire marrer là où tu es. »

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