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Marc Ysaye et ses grands classiques du rock: «Wintertime Love»

Cette semaine, Marc Ysaye évoque un titre rock devenu culte : The Doors, « Wintertime Love », LP « Waiting for the Sun » (1968)
Par M.Y.
Temps de lecture: 3 min

Cet album des Doors, « Waiting for the Sun » n’est pas le plus connu, il est simplement sous-estimé. Il m’a toujours plu pourtant. Il a quelque chose de séduisant, de doux et de réconfortant. Il semble transmettre la nostalgie douce-amère d’un été passé. La photographie de la pochette y contribue sans doute.

Alors, en ce Noël 2025, évitons les standards déjà entendus mille fois et rabâchés en boucle par les radios, parfois jusqu’à l’écœurement, pour nous attacher à ce « Wintertime Love ». Cette chanson qui fait moins de deux minutes est une invitation à l’évasion. Elle dégage une atmosphère très particulière, mélancolique, nostalgique et chaleureuse à la fois, quoiqu’un peu triste et sombre également (mais quelle chanson des Doors ne l’est pas ?)

Le travail à l’orgue de Ray Manzarek fait merveille pendant la deuxième partie et pendant les « la la la » il y a ce clavecin qui virevolte tout comme l’orgue de Ray le fait dans presque toutes les chansons des Doors.

« Come with me, dance, my dear Winter’s so cold this year/You are so warm My wintertime love to be/ (Viens avec moi, danse, ma chérie l’hiver est si froid cette année/ Tu es si chaleureuse comme mon amour d’hiver aimerait l’être/). C’est magnifique et, bien sûr, tout est dans la voix de Jim Morrison.

Les paroles évoquent deux personnes qui tombent amoureuses en hiver, période plutôt triste de l’année. Tout le monde reste chez soi au chaud. Mais ces deux êtres s’aiment et sont très proches. Jim, un immense poète, parle ici d’une relation chaleureuse dans un environnement glacial. Le son de la chanson et les paroles véhiculent les mêmes sentiments opposés. L’unité entre la partie instrumentale de la chanson et la partie vocale est parfaite.

La vraie raison de sa mort

Jim Morrison et Pamela Courson étaient comme le feu et l’eau. On ne pourra jamais reprocher à Jim ses mauvais choix. Son amour pour Pam était réel, mais elle fut aussi le principal moteur de ses problèmes notamment d’alcool. Petit rappel : Jim ne se droguait que très peu par rapport aux quantités astronomiques d’alcool qu’il ingurgitait chaque jour. Sa mort par overdose d’héroïne fut accidentelle dans ces maudites toilettes du « Rock’n Roll Circus » à Paris. Il était venu chercher de l’héroïne pour Pamela. Pas pour lui. Le dealer a tenu absolument à lui faire « tester » l’héroïne et c’est ce qui l’a tué. Ne voulant pas d’un mort dans ses toilettes, le patron du club exigea que l’on ramène Jim à son appartement. Ce qui fut fait. On le plongea ensuite dans un bain glacé, puis on appela la police, qui se montra très peu efficace.

Nous étions le 3 juillet 1971. La thèse selon laquelle Jim était mort dans sa baignoire tint bon pendant quarante ans, jusqu’à la prescription des faits. Pamela ne se remit jamais de cette nuit où Jim est parti. Elle est décédée d’overdose quatre ans après lui. On découvrira plus tard qu’elle avait un amant à Paris et qu’elle se montrait très indélicate avec Jim en public, n’hésitant pas à le rabaisser en permanence. Ceci ne faisant que renforcer le mal-être de Jim qui sombrait de plus en plus dans l’alcool. Dire qu’il était parti à Paris pour marcher dans les pas de son héros, l’homme qu’il admirait le plus : Arthur Rimbaud…

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