Florence Mendez annonce porter plainte contre la RTBF

Florence Mendez passe à la vitesse supérieure. L’humoriste belge a annoncé sur les réseaux sociaux ce jeudi son intention de porter plainte contre la RTBF. « Je me sens vraiment comme un taureau dans une corrida. On me balance dans l’arène, on me fout des piques dans le dos, on me force à combattre et puis on me reproche d’encorner le toréador », écrit-elle.
Pour rappel, l’humoriste avait appelé à une manifestation face au Cirque Royal le 27 janvier, jour du spectacle d’Ary Abittan. Le comédien est accusé de viol par une ancienne compagne. Après une mise en examen, l’affaire a finalement abouti à un non-lieu en avril 2024, confirmé en appel en 2025.
Le but de cette manifestation, comme le rappelle Florence Mendez, était de « soutenir la plaignante qui, il y a quelques semaines, confiait avoir fait une tentative de suicide tant elle a souffert de ce qui lui est arrivé et du déni de justice qu’elle a subi. » Elle ajoute que la femme avait également confié « à quel point les actions des féministes l’avaient réconfortée ».
Dans la foulée, l’émission « C’est vous qui le dites » a lancé un débat autour de cette action de soutien, en citant l’humoriste qui est ensuite devenue la cible de harcèlement en ligne. Après avoir donné son avis sur l’émission de la RTBF, la qualifiant « d’émission de merde », elle apprend que l’animateur Cyril Detaeye a repris ses propos dans son programme en invitant les auditeurs à « aller commenter » l’affaire.
Dans son poste sur Facebook, Florence Mendez explique : « J’ai été, comme je serai toujours, du côté des victimes de violences sexistes et sexuelles, que l’on ne croit pas assez et dont les auteurs échappent à la justice. Ce n’est pas mon avis personnel : ce sont des FAITS, chiffrés et documentés, qui ont valu notamment à la France des condamnations de la cour européenne des droits de l’homme. »
Et de conclure : « Je suis sidérée de voir la RTBF, le service public, défendre cette émission plutôt que la décence humaine la plus élémentaire et l’information éclairée. Et plus sidérée encore de les voir prétendre ignorer les mécanismes de harcèlement en ligne, surtout à l’égard des femmes qui font un métier public. »
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