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L’édito de Benoît Franchimont : la fin des super pensions des fonctionnaires

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

L’information n’a pas fait beaucoup de bruit, mais elle mérite pourtant d’être relevée, dans le contexte actuel de restrictions budgétaires. Le Service fédéral des Pensions a obtenu gain de cause devant les tribunaux face à une série de pensionnés de la Banque nationale de Belgique. Ces anciens cadres exigeaient que leur pension puisse dépasser le montant maximum légalement autorisé, soit tout de même pas loin de 8.300 euros brut par mois (loi Wijninckx). Ces hauts fonctionnaires retraités bénéficiaient d’un complément de pension versé par la BNB dépassant ce montant pourtant déjà confortable. Le Service des Pensions a raboté les versements, décision validée devant les tribunaux.

Ce n’est pas la première fois que l’on attire l’attention sur des super pensions payées aux fonctionnaires. Attention, ne mettons pas tous les fonctionnaires dans le même sac. Même si, effectivement, la pension moyenne d’un fonctionnaire est largement supérieure à celle d’un employé du privé, et encore plus d’un indépendant. Combien ? Selon PensionStat, le montant moyen de la pension des fonctionnaires (ayant effectué l’intégralité de leur carrière dans la fonction publique) s’élève à 3.662,47 euros brut. En comparaison, le montant moyen de la pension légale pour tous les retraités belges s’élève à 2.099,58 euros brut. Un pensionné de l’État touche donc 75 % de plus ! Plusieurs études montrent que les salaires du privé sont un peu supérieurs à ceux du service public, surtout si l’on tient compte d’avantages extralégaux comme les voitures de société. Mais on est loin des 75 % de différence. L’existence de super pensions dans le secteur public est liée en grande partie au mode de calcul, qui prévoit que le montant de la pension soit fixé sur base des 10 dernières années de carrière, souvent les mieux rémunérées, en particulier pour les hauts fonctionnaires. Cette règle va changer. Dès 2027, le nombre d’années sur lesquelles le traitement de référence est calculé sera progressivement augmenté, pour atteindre 45 années comme pour les salariés. Une question d’équité. Et d’économies partagées…

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