Pourquoi utiliser l’intelligence artificielle pour investir est une mauvaise idée
Le cas de Sophie est un peu extrême, mais sans doute pas isolé. « Je vais bientôt toucher le montant de ma pension complémentaire et j’ai demandé à ChatGPT de me dire où investir cet argent », nous explique-t-elle. « J’ai une liste d’actions et de trackers à acheter. Je vais me lancer. Seule. Pas besoin d’appeler mon banquier, qui va tout de même essayer de me vendre les actions qui lui rapportent le plus de commissions… » Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, qui sert de coach de vie pour pas mal de nos concitoyens, il était attendu que les agents conversationnels, qui savent tout sur tout ou le font magnifiquement croire, se mettent aussi à donner des conseils financiers. Et l’ampleur du phénomène est déjà étonnante. Selon un récent sondage de l’assureur NN, un Belge sur dix utilise aujourd’hui l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils pour gérer son argent. Chez les 18-34 ans, cette proportion atteint même plus d’une personne sur cinq (22 %).










