Des aurores boréales ont-elles causé la catastrophe du Titanic?

Des aurores boréales ont-elles causé la catastrophe du Titanic?
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Pour ceux qui ont la chance d’en voir, les aurores polaires représentent un instant magique. Mais pour les passagers du Titanic, elles auraient pu être un signe de mort. C’est la théorie qu’a exposée la chercheuse Mila Zinkova, affiliée à l'Université de Californie à San Francisco, dans la revue « Weather », le journal de la Royal Meteorological Society britannique. Un fait qu’elle explique par l’influence de l’événement sur les appareils du navire.

Des appareils déréglés ?

Pour faire cette hypothèse, Mila Zinkova a épluché les témoignages de la catastrophe. Son regard est alors attiré par celui de James Bisset, le second officier du « Carpathia », un navire qui a sauvé des centaines de passagers du Titanic. « Il n'y avait pas de Lune mais l'aurore boréale scintillait, les rayons jaillissant depuis l'horizon nord », dit-il avant de dire cinq heures plus tard « je voyais encore les faisceaux verts des aurores alors que Carpathia s'approchait des canots de sauvetage du Titanic ». D’autres témoins, présents sur les canots, ont fait part du même spectacle.

C’est là que Mila Zinkova fait le lien avec les orages magnétiques. Lorsque les éruptions solaires sont particulièrement puissantes, le champ magnétique terrestre absorbe le choc, donnant non seulement lieu à des aurores boréales mais aussi à un dérèglement des appareils. L’étude souligne que cela aurait pu perturber les boussoles et mener le Titanic droit sur l’iceberg. Pire : les coordonnées du signal de détresse du Titanic étaient erronées, possiblement à cause de ce phénomène, ce qui aurait retardé les opérations de sauvetage.

L’hypothèse a l’air solide mais cela n’empêche pas de créer un débat. C’est ainsi que des experts américains ont fait savoir leur scepticisme dans une interview à Business Insider. Selon eux, les données géomagnétiques de la nuit du 14 avril 1912 sont formelles : l’activité des aurores boréales était trop faible et il n’y a pas de signe d’une réelle tempête solaire. Mais la discussion reste ouverte pour savoir si oui ou non cela aurait quand même été suffisant pour expliquer qu’un navire voisin, « La Provence », n’ait pas reçu l’appel de détresse du Titanic. Dans tous les cas, cela n’empêche pas le fait que le capitaine avait décidé de naviguer à une vitesse importante, trop dans une zone propice aux icebergs.

 
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