Jeremstar accusé de «harcèlement», de «travail dissimulé» et de «violences à caractère racial» (vidéo)

Jeremstar accusé de «harcèlement», de «travail dissimulé» et de «violences à caractère racial» (vidéo)
BelgaImage

Retour à la case justice pour Jeremstar. Après avoir été accusé de viol sur mineur il y a deux ans, celui qui s’appelle en réalité Jérémy Gisclon doit aujourd’hui faire face à son ex-caméraman, Bruno Etenna. Selon celui-ci, le chroniqueur télé serait coupable de plusieurs chefs d’accusations, à savoir « travail dissimulé », « harcèlement » et « violences à caractère racial ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris le 23 septembre et l’avocat du plaignant fait valoir des faits « graves ».

Des « faits dans lesquels le fort dispose du faible » selon l’avocat du plaignant

Dans la plainte consultée par l’AFP, le récit est accablant. L’ancien caméraman en question aurait réalisé en tout 222 vidéos pour Jeremstar entre 2012 et 2017 et ce sans être rémunéré, si ce n’est de faibles défraiements parce que la célébrité n’aurait soi-disant pas eu les moyens de payer plus. Il aurait également été son homme à tout faire, accomplissant de nombreuses autres tâches. Pendant ce temps-là, Jeremstar aurait par exemple gagné 80.000€ par mois en 2016.

Mais ça, ce ne serait que la pointe de l’iceberg. Car la victime supposée aurait aussi été la cible d’« harcèlement moral », de « propos dégradants » tenus « sous couvert d’humour » et d’« humiliation publique » dans des vidéos « diffusées au plus grand nombre ». Enfin, Jeremstar lui aurait brûlé une mèche de cheveux avec un briquet tout en disant « ça vit dans la savane ce truc », ce qui serait une référence « claire à sa couleur de peau ». L’avocat de Bruno Etenna, Jérémy Kalfon, fait part à l’AFP de « faits dans lesquels le fort dispose du faible ».

Bruno Etenna a déjà eu l’occasion de raconter le calvaire qu’il aurait subi dans des vidéos sur les réseaux sociaux. « Il me traîtait de serviette-éponge, de serpillère. C'est la seule considération qu'il a pour moi », explique-t-il notamment. « Comment se fait-il que ce soit au bout de cinq ans qu'il dise que mon travail était si dégueulasse. Il lui a fallu tout ce temps et 220 vidéos pour s'en rendre compte ? Tout cela, c'était pour me salir et me discréditer auprès de ses fans ».

L’avocate de Jeremstar n’a de son côté pas pu être jointe par l’AFP. Il ne s’agit pas de son premier souci judiciaire. Accusé il y a deux ans de viol sur mineur, il a ensuite sorti un livre sur le cyberharcèlement dont il aurait été victime. Cette année, le chroniqueur a annulé sa participation à Fort Boyard après les accusations de racisme de Bruno Etenna.

 
  • Serge Lama tire sa révérence: «Je suis usé»

    Belgaimage

    Exclusif : le chanteur « sent » le poids de ses 55 ans de carrière. Il a dû reporter une tournée d’adieu en province à cause du Covid. Sa jambe le fait souffrir. Mais l’amour (de la chanson) reste la grande affaire de sa vie. De notre envoyé spécial à Paris !

Signé duBus
Signé Stéphane Bern