La hotline de Trump contre les «fraudes électorales» devient un «cauchemar» saturé de canulars (vidéo)

La hotline de Trump contre les «fraudes électorales» devient un «cauchemar» saturé de canulars (vidéo)
BelgaImage

Le système électoral américain a beau être reconnu comme l’un des plus efficaces au monde, Donald Trump n’en démord pas. Selon lui, Joe Biden n’aurait été déclaré vainqueur des élections que grâce à ce que le président sortant appelle des « votes illégaux ». Mais il a beau dénoncer de soi-disant fraudes électorales « massives », il n’a aucune preuve de ce qu’il avance. C’est pour pallier à ce défaut qu’il a créé une « hotline » destinée à récolter des témoignages allant dans son sens. Mais à la place, cette ligne téléphonique est devenue un véritable « cauchemar » pour l’équipe de campagne de Donald Trump selon ABC News.

Des adolescents très imaginatifs

Lorsque les chargés de communication du président sortant répondent aux appels, ceux-ci ont souvent quelques surprises au bout du fil, avec des « blagues de gens qui rient ou se moquent d'eux à propos de la victoire de Biden avant de raccrocher », raconte ABC. Comme le rapporte un journaliste du site Axios, l’équipe de Trump se plaint d’appels « d’adolescents de gauche » et doit « gérer des images pour adultes non sollicitées et dérangeantes ». Il n’en fallait pas plus pour que le fils de Donald Trump, Eric, affirme que le parti démocrate serait à nouveau coupable de ces canulars.

Pourtant, quand on remonte à la source, on trouve bel et bien des adolescents blagueurs qui retransmettent ensuite leurs exploits sur des réseaux sociaux comme TikTok. Et manifestement, ils ont de l’imagination. Dès qu’un chargé de communication répond, certains mettent de la musique anti-Trump, d’autres mettent des bruitages en tout genre. Quelques personnes font semblant de rapporter des cas de fraudes avant de basculer dans l’absurde. « Je suis dans l’Arizona et il y a une tortue obèse qui s’est retournée sur son dos », raconte une fille avant que la personne ne raccroche. C’est d’ailleurs une constante : les personnes en charge de la hotline se montrent très peu réceptives aux blagues.

Même l’acteur Alex Hirsch s’est prêté au jeu. « J’ai vu un homme entrer dans un bâtiment », commence-t-il à raconter. « Il portait un chapeau noir, un masque noir un tee-shirt rayé et une cravate rouge. Il marmonnait en sortant du bâtiment comme un cambrioleur. Je pense que c’est certainement un Antifa. Puis-je parler à Rudy Guiliani ? ». Il n’a eu pour réponse qu’une coupure de la ligne.

 
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Signé Stéphane Bern