Invasion du Capitole: Michelle Obama dénonce l'indulgence de la police

Invasion du Capitole: Michelle Obama dénonce l'indulgence de la police
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Elle pensait passer une bonne journée. Finalement, il s’est avéré que ça allait être un jour d’effroi. Pour dénoncer l’invasion du Capitole à Washington, Michelle Obama a tenu à prendre la parole sur les réseaux sociaux et n’a pas manqué de dénoncer Donald Trump et ses partisans qui ont participé au saccage. Mais en tant qu’Afro-Américaine, elle a surtout été consternée de voir le traitement somme toute modéré que les autorités policières ont réservé à ces militants, en bonne partie d’extrême-droite (avec 52 arrestations au total).

Le fossé entre une manifestation blanche et noire

Sur Instagram, l’ex-Première Dame commence en disant qu’elle s’était levée ce mercredi en se réjouissant de la victoire du démocrate Raphael Warnock, désormais sénateur de Géorgie. C’est en effet la première fois qu’un Afro-Américain obtient ce poste dans l’Etat où est né Martin Luther King.

Mais avec l’invasion du Capitole, quelques heures plus tard, la joie laisse place à la peur. « J’ai regardé un gang organisé, violent, furieux d'avoir perdu une élection, monter le siège au Capitole des États-Unis. Ils ont fièrement agité le drapeau perfide de la Confédération dans les couloirs. Ils ont profané le cœur du gouvernement américain », dit-elle en s’indignant de ce symbole de l’époque esclavagiste.

Mais ce qui la révolte au-delà des méfaits commis, c’est ce qui suit : « et lorsque les autorités ont finalement repris le contrôle de la situation, ces émeutiers et membres de gang ont été escortés hors du bâtiment non pas menottés, mais libres de poursuivre leur journée », constate-elle avant de rappeler la différence de traitement des forces de police envers le mouvement Black Lives Matter. « Ceux qui ont qualifiés de déloyal à la patrie le fait de s'agenouiller pour une protestation silencieuse, pour tous ceux qui se demandent pourquoi on doit rappeler que la vie des noirs compte, [mercredi] a été un rappel clair que certains Américains sont, en fait, autorisés de dénigrer le drapeau et les symboles de notre nation. Ils n'ont qu'à avoir la bonne apparence ».

Condamner le passé et se tourner vers l’avenir

Michelle Obama s’attaque ensuite à Donald Trump, qui est accusé d’avoir suscité le chaos au Capitole. « Ce jour était l'accomplissement des vœux d'un président infantile et déloyal à la patrie qui ne peut supporter la vérité de ses propres échecs. Et les dégâts doivent être placés aux pieds du parti et des organes de presse qui l'ont joyeusement encouragé, sachant pleinement la possibilité de conséquences comme celles-ci ».

Maintenant, ce qu’elle espère, c’est que la présidence de Biden augure de meilleurs jours. Elle termine enfin par un appel à la responsabilité de chacun pour passer cette épreuve : « C'est à nous de jouer notre rôle. De tendre le bras. D'écouter. Et de chérir la vérité et les valeurs qui ont toujours fait avancer ce pays. Cela sera un processus gênant, parfois douloureux. Mais si nous nous y mettons avec un amour honnête et inébranlable pour notre pays, nous pourrons peut-être commencer à guérir ».

 
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