Bouli Lanners s’énerve contre la gestion de la crise en Belgique: «on nous a infantilisés» (vidéo)

Bouli Lanners s’énerve contre la gestion de la crise en Belgique: «on nous a infantilisés» (vidéo)
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La colère de Bouli Lanners vis-à-vis de l’exécutif belge n’est toujours pas retombée ! Au début de la crise, il y a un an, il interpellait déjà David Clarinval et Maggie De Block à propos de leurs déclarations par rapport au coronavirus. Ce vendredi, il a de nouveau fortement critiqué le gouvernement lors d’une interview à la RTBF, et il n’a pas été de main morte.

« On aurait dû nous inclure dans les dialogues, ce qui n’a jamais été fait »

L’acteur s’énerve d’abord contre le manque de soutien des autorités vis-à-vis des hôpitaux. Un sujet qui lui tient à cœur puisqu’il joue le rôle d’un chef du service des urgences dans la deuxième saison de la série « Hippocrate ». « On vit une crise sanitaire, mais aussi une crise hospitalière: il faut revaloriser le secteur. […] Si après cette crise les soins de santé ne redeviennent pas une priorité, je ne sais pas ce qu’il faut ! », s’indigne-t-il.

Il estime ensuite que le gouvernement a fait preuve d’« incompétence », notamment au début de la crise, et d’un « manque de prévoyance presque criminel ». « La Belgique ne fonctionne pas en cas de crise majeure », dit-il. « Les décisions ne sont pas les mêmes, entre les régions […]. Les institutions fonctionnent tant qu’on est dans les affaires courantes, mais quand il y a une crise majeure qui arrive, comme celle-ci, ça ne fonctionne plus du tout! Imaginons un incident nucléaire où on a deux heures et demie pour réagir, je ne sais pas ce qui se passera ! ».

« Depuis le début de la crise, on nous a infantilisé. On nous a dit ‘ce secteur-là, ça va être comme ça, point barre’. On aurait dû nous inclure dans les dialogues, ce qui n’a jamais été fait. La Belgique a été un très bon élève mais nous a jamais inclus dans les discussions », juge Bouli Lanners. Il espère maintenant un changement de modèle de société pour aller de l’avant. « C’est l’activité humaine qui a influencé la propagation des virus, leur existence même et la vitesse de propagation: il serait peut-être temps de remettre en question notre mode de vie ».

 
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