La transformation impressionnante d’une voiture en avion en deux minutes (vidéo)

La transformation impressionnante d’une voiture en avion en deux minutes (vidéo)
La AirCar en Slovaquie le 28 juin 2021 @BelgaImage

C’est un vieux rêve de science-fiction devenu réalité : la Slovaquie a testé ce lundi un nouveau modèle de voiture volante. Baptisée la AirCar, elle a relié l’aéroport de la ville de Nitra à celui de la capitale Bratislava, à 70 km de là. Avec un petit détour, il a parcouru une centaine de kilomètres dans les airs. Plus étonnant encore : la transformation très rapide de la voiture en avion, ainsi que son autonomie pour rendre de longs trajets possibles.

Beaucoup de points forts et quelques points faibles

Il ne faut que deux minutes et 15 secondes pour que la AirCar soit prête pour le décollage. Elle peut accueillir deux personnes pour un poids total de 200 kg, donc la limite est assez basse. Mais si cette condition est remplie, le concepteur du modèle, Stefan Klein, promet une expérience hors-norme.

La AirCar est ainsi capable de voler jusqu’à 2.500 mètres d’altitude. Certes, ce n’est pas les 10.000 mètres des vrais avions mais cela permet quand même de survoler la plupart des régions du globe. Pas besoin non plus de faire des arrêts répétés à la station-service puisque le véhicule peut parcourir 1.000 km d’une traite. Et si la AirCar n’égale pas la vitesse d’un avion normal, soit environ 1000 km/h, elle va quand même plus vite qu’une voiture sur l’autoroute puisqu’elle peut atteindre 170 km/h.

Par contre, il y a quand même un obstacle pour que cette voiture devienne monnaie courante : il faut une piste d’atterrissage pour partir dans les airs ou pour revenir sur terre. Une fois la balade aérienne terminée, les ailes se rétractent et la AirCar peut parcourir les routes, comme n’importe quelle voiture. Lors de ce test en Slovaquie, elle est ensuite partie dans le centre-ville de Bratislava.

Autre problème : elle roule à l’essence. Vu que ce type de moteur est appelé à être de plus en plus proscrit dans les 15 années à venir (Bruxelles ne les acceptera plus en 2035 par exemple), il faudra peut-être que Stefan Klein se penche sur cette question s’il veut voir son bébé avoir une chance de percer sur le marché.

 
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Signé Stéphane Bern