«C’était affreux»: la gorge nouée, Édouard Philippe évoque son pire souvenir comme Premier ministre

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Capture d’écran

Audrey Crespo-Mara recevait dimanche Édouard Philippe dans « Sept à Huit ». L’occasion pour l’ancien premier ministre de se confier sur plusieurs choses, notamment son pire souvenir à Matignon. Une évocation peut évidente pour Édouard Philippe, tant ce moment l’a profondément marqué. « Le moment le plus dur… Je rechigne presque à le dire parce que je sais qu’en l’évoquant je retourne presque un couteau dans la plaie d’un certain nombre de personnes », a d’abord annoncé le politique français, avant de confier à quel événement il faisait allusion : « Ça a été à l’occasion de la catastrophe ferroviaire de Millas, dans les Pyrénées-Orientales (en 2017, NDLR). C’était un bus de transport scolaire qui a été percuté par une locomotive ».

« Ça a été mon pire moment parce que… c’était affreux », a poursuivi difficilement Édouard Philippe, cherchant ses mots pour décrire ce qu’il a ressenti à l’époque. « C’était un drame terrible pour les familles, bien entendu, et pour tous ceux qui étaient sur place. La violence du choc… Voilà ».

« Vous avez même du mal à en parler encore aujourd’hui », a souligné son interlocutrice, avant que l’ancien Premier ministre ne poursuive, de plus en plus ému : « Pardon. Mais je me souviens que, juste après la catastrophe, on est allé voir les pompiers qui avaient ramassé les corps. Et franchement, c’était des grands gaillards, des types solides, et ils en ont vu des choses en tant que pompiers. Eh bien je me souviens de leur regard à tous ». Les yeux humides, il a conclu : « C’est le destin qui vous écrase ».