La saga de l’orange
L’histoire à table de la semaine.
Nombre d’entre nous ne pourraient se passer de leur petit jus d’orange au saut du lit. Dans les salades, desserts, sauces, bonbons, boissons et même apéritifs, l’orange est omniprésente dans notre alimentation. Elle est actuellement le deuxième fruit le plus consommé sous nos latitudes après la pomme. Mais, on s’en doute, l’orange n’a pas toujours fait partie de notre régime alimentaire. Et une fois de plus, elle n’est même pas originaire d’Europe, mais d’Asie du Sud-Est, où sa trace est mentionnée il y a plus de deux millénaires dans les régions montagneuses situées au pied de la chaîne de l’Himalaya. Ces oranges ancestrales sont très acides, puis gagneront en sucrosité au fil des siècles pour donner naissance aux oranges douces, amères ou sanguines actuelles. Mais avant cela, il faut que la culture de l’agrume s’étende de l’Orient vers l’Occident, arrivant d’abord chez les Sumériens et dans l’ancienne Égypte, chez les Perses et ensuite les Arabes, qui n’introduiront le fruit dans le sud de l’Europe qu’autour de l’an 1000, en plein Moyen Âge et en pleines guerres des croisades.










