Premières bulles de champagne
L’histoire à table de la semaine.
Du duel des fêtards qui oppose le vin qui pétille au vin tranquille, le premier sort résolument gagnant. La plupart des gens font en effet « péter les bulles » à l’occasion des anniversaires, réservant le ballon de rouge à leurs coups de blues. Et pourtant, dès le Haut Moyen Âge, lorsque la vigne s’est implantée dans la région champenoise, le vin que les congrégations religieuses y produisaient ne pétillait pas encore. Produit de luxe, il était alors destiné à être consommé dans les abbayes, notamment comme vin de messe. Les religieux en servaient volontiers aux visiteurs de passage et vendaient les surplus aux bourgeois des villes et à la noblesse locale. Le site « J’aime mon patrimoine » nous explique qu’au XVIe siècle, les rois de France préféraient même le vin de Champagne à celui de Bourgogne. Mais si l’on ne peut raisonnablement estimer qu’il s’agissait d’un rouge de qualité, quand est arrivé le « vin gris », autrement dit le vin blanc produit à partir de raisin rouge, les choses ont changé : les gens ont commencé à l’apprécier.










